Les membres du Club des motoneigistes de l’est de l’Ontario plaident que l’inactivité des motoneigistes pourrait engendrer un important impact économique dans la région.
Les membres du Club des motoneigistes de l’est de l’Ontario plaident que l’inactivité des motoneigistes pourrait engendrer un important impact économique dans la région.

La saison de motoneige en danger dans l'Est ontarien

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
Un litige opposant la Fédération des clubs de motoneige de l’Ontario (FCMO) et les propriétaires fonciers pourrait causer de fortes pertes économiques pour des entreprises de l’Est ontarien.

« Je crains qu’il y aura des pertes d’emplois », a lancé le vendeur principal chez Quad Expert, Mark Schroeder, lors de la réunion régulière des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), mercredi. 

Mark Shroeder, un entrepreneur de la région, craint que des pertes d’emplois pourraient survenir si le problème entourant les pistes de motoneige ne se règle pas rapidement.

Un certificat d’assurance est délivré aux propriétaires fonciers annuellement par la Fédération des clubs de motoneige de l’Ontario (FCMO) pour permettre aux motoneigistes de circuler sur leurs sentiers. 

Propriétaire de la Forêt Larose et du Sentier récréatif de Prescott-Russell, le gouvernement des CUPR ne l’a pas encore signé cette année, en raison de modifications apportées aux modalités du certificat. 

« La nouvelle entente et la nouvelle police d’assurance proposées cette année (...) excluent toute couverture pour faute intentionnelle et/ou négligence de la part du propriétaire », jugent les CUPR. 

Or, les membres du Club des motoneigistes de l’est de l’Ontario (CMEO) plaident que l’inactivité des motoneigistes pourrait engendrer un important impact économique dans la région. « Notre inventaire ne bouge pas, personne consomme les produits disponibles, personne ne s’arrête au restaurant. On parle de toute une région, de Casselman jusqu’à Rockland », souligne M. Schroeder, qui affirme que l’industrie des sports motorisés hivernaux représente environ 25 % de ses profits annuels. 

M. Schroeder affirme qu’il ne reste plus que quatre à six semaines à la saison de motoneige. 

Les CUPR prêts à signer, à une condition

Après une réunion à huis clos, le directeur général des CUPR, Stéphane Parisien, a déclaré que les CUPR étaient prêts à accepter l’entente actuelle avec le CMEO, à condition que les modalités de l’entente précédente soient de retour dans le contrat. 

« Nous sommes conscients que les compagnies d’assurance sont plus restrictives aujourd’hui, en matière de ce qu’elles sont prêtes à couvrir, cependant les CUPR ont reçu un avis juridique selon lequel il est dans l’intérêt de ses contribuables que nous maintenions les mêmes exigences d’assurance des accords précédents, comme a été le cas pendant de nombreuses années. »

Le président du conseil des CUPR, Pierre Leroux, a pour sa part affirmé que les élus comprennent l’importance des sentiers de motoneige pour l’économie de la région, et qu’ils partagent les mêmes préoccupations que les utilisateurs de ces pistes. « En fin de compte, toutefois, nous avons la responsabilité de protéger nos contribuables contre les risques financiers inutiles et considérables, qui sont imposés par les compagnies d’assurance d’une tierce partie », a-t-il noté, dans un communiqué. 

Les membres du CMEO ont affirmé mieux comprendre les raisons derrière le refus des CUPR d’adhérer aux changements, et qu’il en tient maintenant qu’à la FCMO de renverser la vapeur.