L’église aura une capacité de 160 places, contrairement à 400 auparavant.

La reconstruction de l’église de Saint-Isidore est lancée

Détruite par les flammes il y a deux ans, l’église de Saint-Isidore renait de ses cendres.

La foudre s’était déchaînée en 2016 sur le clocher, entrainant la perte totale de cet édifice et le patrimoine de ce village de moins de 1 000 habitants. Ces derniers ont dû se tourner vers le centre paroissial Joseph-Roy, où une chapelle de fortune avait été aménagée.

Deux ans plus tard, les membres de la paroisse se réjouissent du début des travaux de reconstruction. L’édifice sera quelque peu différent du précédent, puisqu’il comprendra tous les locaux : l’église, le presbytère et une salle communautaire. Avec un budget de 3,5 millions de dollars, il accueillera un peu moins de sièges, passant de 400 à 160 places. 

L’une des grandes fiertés des paroissiens est que leur église sera reconstruite au même endroit que l’ancienne, un bâtiment qui datait de 1879. « C’est important d’avoir notre église dans notre paroisse, ça fait un village complet », souligne le président du comité de la construction, Marc Legault. 

L’abbé Pascal Nizigiyimana a vu son église être consumée par les flammes. Aujourd’hui, il se dit soulagé de la voir reconstruite. « C’était dur quand on a eu le feu. Je venais voir comment ça continuait à fumer, trois jours après. Maintenant, tu vas voir les travaux, ça fait chaud au cœur, affirme-t-il. C’est un projet de communauté, on est en train de rebâtir la communauté. »

Pour le président du conseil d’administration de l’église, Roger Bourgon, la construction de cette église est un rêve qui se réalise. « Tout le monde est content. On espérait voir ça, et là, on le voit. Ce n’est pas évident de nos jours, ils en démolissent, ils en ferment. Nous, on en construit une », s’exclame-t-il. 

Celui-ci souligne la force de la communauté de Saint-Isidore. « C’est rural, il y a un esprit familial, un esprit collectif. Les gens tiennent à leur église. »

Deux longues années sans beffroi ni clocher

Cette première pelletée de terre tombe à point, alors que l’attente se faisait longue. L’abbé Pascal Nizigiyimana mentionne que les paroissiens commençaient à devenir impatients face à l’arrivée de leur nouvelle église. « Chaque fois que les gens me rencontraient, ils me posaient la question “À quand notre église ?”. »

M. Nizigiyimana soutient que ni le feu ni l’attente n’a eu pour effet de dissiper la communauté pour autant. « On a toujours été soudés ensemble, surtout qu’on a tout de suite eu une salle où on pouvait se rassembler, ce qui a fait que les gens n’ont pas pu se disperser ailleurs. On a tout fait ensemble. »

La construction de la nouvelle église devrait prendre environ un an.