La mairesse de Hawkesbury, Paula Assaly

La nouvelle mairesse de Hawkesbury Paula Assaly est assermentée

Lors des dernières élections municipales en Ontario, une nouvelle femme francophone a été élue à la tête de la ville de Hawkesbury, délogeant ainsi celle que l’on surnommait « la dame de fer de l’Est ontarien », Jeanne Charlebois. Le tout s’est officialisé lundi soir, alors que la nouvelle mairesse, Paula Assaly, a été assermentée.

C’était aussi la première fois que Mme Assaly présidait une réunion du conseil municipal.

« J’admets que j’étais vraiment enchantée par l’ambiance », a affirmé Mme Assaly après son assermentation.

Plusieurs raisons ont poussé Mme Assaly à se lancer en politique. Parmi ses nombreuses préoccupations, celle de la pauvreté faisait grande figure.

La Ville de Hawkesbury collabore déjà avec l’institut Tamarack, qui développe des stratégies pour engager les institutions et les citoyens à résoudre les litiges majeurs dans les différentes communautés au pays. Aux dires de Mme Assaly, c’est ce même institut que le gouvernement fédéral a consulté afin de développer sa plateforme contre la pauvreté.

« On veut voir l’état de la situation, pour qu’on puisse adresser les sujets les plus urgents. On a une idée, mais on n’a pas toutes les statistiques, et sans avoir de preuves à l’appui, c’est très difficile de se prononcer. »

Ce que Mme Assaly sait déjà, c’est qu’il y a «des déficiences de revenus pour acheter de la nourriture, qu’il manque de logement et qu’il y a un manque flagrant de transport».

Celle qui est originaire de la ville dont elle est aujourd’hui mairesse garde de bons souvenirs de son enfance. « J’ai grandi dans une collectivité où c’était très ouvert, très sécuritaire. Je suis de la génération où les mamans pouvaient mettre leur bébé sur la galerie, et personne n’avait peur de se faire voler son bébé », se rappelle Mme Assaly, en rigolant.

Celle-ci affirme que ce sont les préoccupations des citoyens de la municipalité qui l’ont influencée pour sa plateforme, même si quelques-uns de ses souvenirs y ont joué un rôle important. « Quand j’étais enfant, on faisait des paniers de Noël chez moi et on les distribuait nous-mêmes aux familles dans le besoin. C’est sûr que ça influence le fait qu’aujourd’hui je veux des initiatives pour contrer la pauvreté. »

Des projets tués dans l’œuf

Paula Assaly souhaitait devenir mairesse parce qu’elle trouvait déplorable le fait que plusieurs idées étaient présentées devant le conseil, mais qu’elles étaient rarement concrétisées. « On faisait des présentations, mais ça mourrait dans l’œuf. Certains ne présentaient même pas leurs idées parce qu’ils savaient que ça ne menait à rien. C’est dommage qu’il faille se lancer en politique pour faire avancer les choses. »

Bien qu’elle vienne tout juste de remettre sa démission à titre de présidente du centre culturel Le Chenail, Mme Assaly compte tout de même laisser une place spéciale aux arts et à la culture dans son mandat. « Ça a toujours fait partie de ma vie. Je vais continuer mon cheminement dans ça. L’aspect créatif est très important pour moi, alors oui, il y a une influence. »

Elle pense entre autres au développement du Chenail. Le bâtiment à caractère patrimonial du centre culturel, la Maison de l’Île, subit des améliorations depuis 2012. « Depuis son inondation en 1965, il n’y a pas eu d’énorme changement. Il est à l’entrée de la ville de Hawkesbury, alors on doit en prendre soin. »