À l’heure actuelle, les enquêtes en cours après la cyberattaque dont a été victime La Nation n’ont trouvé aucune preuve indiquant que de l’information aurait pu être accédée de manière illégale.

La Nation victime d’une cyberattaque

La municipalité de La Nation, dans l’Est ontarien, a été la cible d’un virus informatique, au cours du long week-end de la fête du Canada.

« Le dimanche 30 juin, la municipalité de La Nation a été victime d’une cyberattaque complexe dans laquelle le réseau de la municipalité a été accédé et infecté par un rançongiciel (ransomware) », ont déclaré les autorités municipales dans un communiqué.

Le « ransomware » est un virus qui bloque l’accès à tous les documents et qui les retourne en échange d’une rançon. 

Or, cette prise d’otage du système informatique n’aura, finalement, compromis aucune information. Les employés municipaux ont pu retrouver l’accès à leurs données, puisque La Nation est dotée de « mesures de sécurité appropriées ». 

« Nous sommes en contact avec l’unité de cybercriminalité. On nous dit qu’en général [les pirates informatiques] ne cherchent pas des données, ils veulent les crypter. Ils ont mis un virus, mais ils ne sont pas en possession de nos informations. Elles n’ont jamais quitté nos services », a assuré la directrice municipale de la municipalité, Josée Brizard. Elle affirme que selon les enquêteurs, ce type de cyberattaque ne sert en général qu’à exiger une rançon monétaire, et que les pirates informatiques n’ont pas nécessairement d’intérêt envers les données. 

« Être aux aguets »

La Nation n’est pas la première municipalité de la province à être visée par ce type de piratage. Au cours de l’année 2018, la fréquence des attaques par rançongiciel aurait augmenté, selon le Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée de l’Ontario. D’après le rapport annuel de l’organisme, les villes de Wasaga Beach et de Midland ont toutes deux été victimes de cyberattaques ont dû payer un certain montant pour récupérer leurs données. 

Selon Mme Brizard, les nouvelles technologies, qui se régénèrent constamment, permettent souvent aux pirates informatiques de déjouer facilement les mesures de sécurité. « Il faut être aux aguets. C’est toujours important pour les municipalités de trouver des moyens d’être plus sécuritaires. C’est un crime qui est toujours à l’avance, qui réussit toujours à se surpasser. »

L’incident qu’a vécu La Nation a été signalé aux autorités policières et au Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée de l’Ontario. 

À l’heure actuelle, les enquêtes en cours n’ont trouvé aucune preuve indiquant que de l’information aurait pu être accédée de manière illégale ou retirée des systèmes de la municipalité. Des experts en cybersécurité travaillent d’ailleurs à éliminer toute possibilité.