Claude Bouffard, président de AFMO, François St. Amour, maire de La Nation et Marc Miller secrétaire parlementaire du ministre de l'Infrastructure et des Collectivités, participent au congrès.

La Nation accueille le congrès de l'AFMO

Plus d'une centaine de représentants des municipalités membres de l'Association française des municipalités (AFMO) se sont donné rendez-vous dans la municipalité de La Nation. Jusqu'au 21 septembre, ce 28e congrès se déroulera sous le thème de la croissance du Canada depuis 150 ans.
Au cours des trois prochains jours, l'innovation agricole, l'innovation en environnement et de la culture franco-ontarienne sous l'optique municipale seront, entre autres, abordées.
« La survie des petites municipalités francophones m'inquiète beaucoup. Elles ont besoin d'aide. On peut penser à la traduction de règlement en français et la pénurie de cadres supérieures bilingues », a souligné François St. Amour, maire de la municipalité de la Nation. 
Selon lui, la survie des municipalités rurales francophones ne passera pas par la création d'une université de langue française à Toronto. 
« Je ne pense pas qu'une université francophone va nous aider beaucoup ici », a-t-il déclaré. 
Le maire prône une meilleure collaboration entre la province et les municipalités dans la gestion de la police et des infrastructures. 
« Un simple mot de caution : quand vous (gouvernement provincial) faites des changements, prenez les municipalités en considération s'il vous plaît », a lancé le maire St. Armour.
L'ouverture de l'événement s'est également déroulée en présence de Marc Miller, secrétaire parlementaire du ministre de l'Infrastructure et des Collectivités. M. Miller a notamment parlé de l'importance des investissements dans les secteurs de l'eau potable ainsi qu'à l'accès à l'internet. 
« Au cours de la prochaine décennie, nos collectivités devraient disposer des infrastructures dont elles ont besoin pour relever les défis en ayant accès à l'eau potable plus saine et plus propre. Nos collectivités doivent être plus brillantes et plus branchées sur le monde numérique », a-t-il affirmé. 
La justice en français
Le congrès s'est ouvert sur une conférence prononcée par Ronald Bisson, gestionnaire-cadre du Réseau national de formation en justice. M. Bisson a notamment traité de l'importance de l'utilisation du français dans les cours de justice ainsi que la traduction des documents législatifs de l'anglais au français. 
Selon Ronald Bisson, lorsqu'il est question de justice au Canada, il faut éliminer le terme minorité linguistique. 
« La Cour Suprême dit bien qu'il y a deux collectivités de langue française et anglaise au Canada qui sont égales et qu'il faut desservir aussi dans le domaine criminel. Celui-ci a aussi évoqué le besoin d'avoir tous les documents législatifs disponibles en français ainsi que la possibilité d'obtenir un procès en français. À cela s'ajoute la formation des policiers et des avocats en français partout au Canada.  
Agriculture
La Force de la concertation et d'un réseau pour l'innovation agricole était le deuxième sujet de conférence pour la journée.
Marianne Mathis, présidente de Géo'Graph a présenté les multiples avantages d'un plan de développement des zones agricoles pour la concertation du milieu municipal. Mme Mathis a évoqué quelques histoires à succès au Québec où le rassemblement du milieu agricole et du gouvernement municipal au Québec a eu des résultats bénéfiques pour les collectivités. 
Pour sa part, Mélissa Woodbury, coordonnatrice du Réseau agroalimentaire de l'Est ontarien, a discuté de la présence des produits locaux dans les épiceries locales.