La Résidence Prescott-Russell située à Hawkesbury.

La gestion de la Résidence Prescott-Russell sera étudiée

À la demande du maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins, les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) embaucheront un consultant pour passer en revue la gestion de la Résidence Prescott-Russell.

Le maire de Clarence-Rockland déplore depuis belle lurette les frais d’exploitation de cette maison de soins de longue durée gérée par le gouvernement régional. Cette année, la part que devront payer les CUPR s’élève en environ 5,5 millions $. Selon Guy Desjardins, qui a lui-même exploité une résidence pour aînés par le passé, il y a un problème. 

« Je demande une étude parce que je veux savoir pourquoi ça coûte si cher. On a beau appeler ça la part des Comtés, moi j’appelle ça un déficit. C’est pour ça que je veux qu’un consultant rentre là pour qu’il puisse nous dire où est le problème », a souligné Guy Desjardins. 

Le maire a utilisé en comparaison le Centre d’Accueil Roger Séguin (CARS) de Clarence Creek qui n’enregistre aucun déficit, et ce, année après année. 

Il y a deux ans, les CUPR avaient mandaté la firme Deloitte afin de réaliser une étude comparative des coûts entre deux autres résidences, soit la résidence du comté de Lanark et le CARS. L’étude avait alors révélé une différence considérable des coûts. Selon le président des CUPR, il ne faut pas simplement comparer le CARS à la Résidence Prescott-Russell. « Il faut noter que le CARS peut compter sur plusieurs bénévoles qui feraient le travail d’une vingtaine d’employés », a précisé Stéphane Parisien. 

Sur un budget d’environ 15 millions $, un montant de 10 millions $ est réservé aux salaires, dont sept millions $ uniquement pour les soins infirmiers.

Selon Louise Lalonde, administratrice de la Résidence, la différence pourrait se trouver au niveau de la configuration de l’édifice et le ratio employés-résidents. 

Elle cite comme exemple qu’à Hawkesbury, le ratio est établi à un employé pour huit résident alors que dans d’autres résidences, ce ratio pourrait être d’un employé pour dix, même douze résidents. 

« Les soins ne sont pas les mêmes et les effectifs ne sont pas les mêmes que dans d’autres résidences. C’est ce qui explique, peut-être, pourquoi les coûts à la résidence sont plus élevés parce que le ratio employés-résidents n’est pas les mêmes considérant la configuration de la bâtisse », a précisé Mme Lalonde. 

Pour Guy Desjardins, il n’est pas question de comparer plusieurs résidences, mais bien de réviser la gestion. 

« Je demande seulement de savoir où est le problème s’il y en a un. Nous avons déjà fait une comparaison avec d’autres résidences par le passé et ça n’a rien donné. Je veux seulement savoir où l’argent va et si on peut couper. Ça doit servir d’outils », a précisé M. Desjardins.