Les coupes d’arbres à blanc font, de façon unanime, l’objet de nombreuses préoccupations et d’un grand sentiment d’urgence chez les 15 membres bénévoles de du comité de l’environnement de la municipalité d'Alfred-Plantagenet.

La fin des coupes à blanc à Alfred-Plantagenet ?

Alfred-Plantagenet songe à mettre en place un règlement pour cesser l’abattage de forêts entières ou « coupes à blanc ».

Le président du nouveau comité de l’environnement de la municipalité est-ontarienne, Ian Walker, en a fait l’annonce lors de leur toute première réunion, lundi soir. Ce dernier entend éventuellement demander à ses collègues du conseil de mettre en place ce règlement afin de mieux protéger le couvert forestier.

Les coupes d’arbres à blanc font, de façon unanime, l’objet de nombreuses préoccupations et d’un grand sentiment d’urgence chez les 15 membres bénévoles de ce comité.

Parmi les membres se trouvent des experts en foresterie, en génie environnemental, en biologie et en génétique, des fermiers, trois conseillers municipaux ainsi que le surindentant de drainage de la municipalité, entre autres.

Le responsable des communications de l’association française des propriétaires de boisés privés de l’Est de l’Ontario Boisés Est, Jean-Claude Havard, a tenu à souligner l’importance d’agir rapidement.

« Quand on me parle de coupes à blanc, et qu’on me dit qu’on va faire de l’éducation, je leur réponds qu’ils sont mieux de le faire rapidement, parce que d’ici 20 ans, il n’y aura plus d’arbres. »

L’arboricultrice certifiée Caroline Goulet s’est dite partante pour tenter de trouver des terrains d’entente avec les propriétaires de boisés afin qu’ils ne rasent pas leurs forêts.

En voie d’obtenir sa certification de forestière professionnelle inscrite, cette dernière sera, dans environ un an, la première forestière professionnelle inscrite francophone de l’Est de l’Ontario.

Pour la plupart des membres, pas question de couper des forêts complètes afin d’en faire des champs de maïs.

Le conseiller municipal Anthony Viau, qui a étudié en aménagement de la faune et en foresterie, s’inquiète de la trop grande liberté des propriétaires. « Je pense qu’il y a un abus, et un de mes objectifs, ce serait que ce soit plus difficile d’acheter 100 acres pour ensuite les raser et semer du blé d’Inde. »

D’ailleurs, un sous-comité qui s’occupera principalement de la protection du couvert forestier a été créé.

L’une des membres du comité, Stéphanie Pelot, a fait remarquer à ses nouveaux collègues l’importance du niveau municipal dans le combat contre les changements climatiques.

« Je suis de plus en plus convaincue qu’au niveau municipal, c’est là où on va le plus écoper des impacts du réchauffement climatique, mais je suis aussi convaincue que c’est au niveau municipal qu’on a le plus de marge de manœuvre pour agir. C’est là qu’on peut mettre en place des politiques parce que c’est un niveau de gouvernement qui nous est redevable directement en tant que citoyens. »

Compostage ?

Un sous-comité a aussi été créé pour se concentrer sur le dossier de la gestion des déchets, du recyclage et du compostage. Bien que le compostage n’ait pas encore été mis en place dans le canton, le conseil a déjà voté en faveur d’un nouveau système.

En attendant, le comité travaillera à instaurer un jardin communautaire pour permettre aux résidents intéressés d’y déposer leurs matières organiques.

Pour ce qui est des poubelles, il est possible que la limite de sacs passe de cinq à trois, un objectif raisonnable, selon la responsable du dépotoir à Alfred-Plantagenet, Geneviève Goulet, qui a pris en charge ce sous-comité.

Des sous-comités ont aussi été créés pour l’eau et la qualité de l’air, pour la protection de la faune et de la flore, ainsi que pour les communications.