La contribution de toutes les parties est essentielle pour améliorer le réseau cellulaire de l’Est ontarien, rappelle le directeur général des Comtés unis de Prescott-Russell, Stéphane Parisien.

La contribution du fédéral au réseau cellulaire de l’Est ontarien se fait attendre

Alors que le gouvernement provincial a confirmé vendredi dernier sa contribution de 71 millions $ pour le projet d’amélioration du réseau cellulaire, celle du gouvernement fédéral se fait toujours attendre.

Le projet du Réseau régional de l’Est ontarien (RREO), un partenariat public-privé de 213 millions $, permettrait d’améliorer la portée et la qualité des services à large bande mobile dans la région de l’Est ontarien. Pour fonctionner, trois parties doivent contribuer, soit le fédéral, le provincial et toutes les municipalités membres du Eastern Ontario Warden’s Caucus ainsi que la plupart des municipalités membres du Caucus des maires de l’Est ontarien.

Le ministre de l’Infrastructure de l’Ontario, Monte McNaughton, a annoncé vendredi dernier un investissement de 71 millions $ au projet du RREO.

Selon le directeur général des Comtés unis de Prescott-Russell (CUPR), Stéphane Parisien, la participation de chacune des parties est primordiale pour remplir les espaces territoriaux qui ne sont pas couverts par un réseau mobile. « On doit mettre de la pression sur le fédéral avant que la Chambre des communes arrête de siéger à la fin juin. On a besoin de cette annonce-là, sinon on perd le projet au complet. »

À certains endroits dans les CUPR, comme à Bourget, par exemple, il est encore difficile de faire un appel téléphonique. « En 2019, on ne devrait pas être dans une situation où on n’est même pas capable d’appeler le 9-1-1 si on a un problème. »

Développement économique

De grands avantages économiques se feront remarquer dès que le projet du RREO sera mis en branle, juge M. Parisien. D’abord, la création d’emplois. « Ça nous donnera l’occasion de probablement créer 1000 emplois. » Selon les responsables du projet, les améliorations apportées à la connexion pourraient potentiellement générer 3000 emplois à temps plein d’ici dix ans, et plus de 420 millions $ en revenus dans le secteur privé.

Une meilleure connexion permettra aux commerces de demeurer dans la région, plutôt que de devoir développer leurs activités ailleurs. « Parce que là, non seulement ils vont avoir accès à nos réseaux, mais ils auront aussi la capacité de faire des transactions. »

Les jeunes pourraient aussi faire partie des principaux bénéficiaires de ce projet. Le manque de connexion mobile et Internet provoque depuis longtemps leur exode vers les grandes villes. Selon le directeur général des CUPR, la présence des jeunes pourrait permettre de mieux développer l’économie rurale.