Le Centre de services à l’emploi de Prescott-Russell a apporté des modifications à la bourse Relève emploi afin de contenir l’exode des jeunes vers les centres urbains.

La bourse Relève emploi modifiée

Le Centre de services à l’emploi de Prescott-Russell (CSEPR) a annoncé vendredi les modifications apportées à la bourse Relève emploi, qui vise à réduire l’exode des jeunes de Prescott-Russell vers les centres urbains après leur diplomation postsecondaire.

Ce programme de bourses lancé l’an dernier par le CSEPR inclura dorénavant les personnes qui poursuivent leurs études secondaires à l’école des adultes. L’âge maximum a donc été augmenté à 21 ans. « Eux aussi constituent une main-d’œuvre potentielle pour notre région. Ça vise aussi à donner l’espoir à des gens qui n’ont peut-être pas eu la chance de poursuivre des études traditionnelles », a fait savoir la directrice générale du CSEPR, Caroline Arcand.

Celle-ci affirme que les responsables du programme souhaitent interpeller le plus d’étudiants possible, « pour bâtir une relève diversifiée dans notre région ».

La directrice générale du CSEPR, Caroline Arcand

Autre changement : plus de jumelage étudiant-employeur. L’an dernier, un étudiant récipiendaire de la bourse était jumelé à un employeur avec lequel il souhaitait travailler à la fin de ses études. L’étudiant devait s’engager à revenir travailler dans son patelin, auprès de l’employeur. « On s’est rendu compte que les besoins actuels des employeurs ne sont pas forcément les besoins qu’ils auront dans cinq ou sept ans », a avoué Mme Arcand.

Cette fois-ci, un premier versement de 500 $ sera versé à l’étudiant récipiendaire. Ensuite, chaque fois qu’il fera un retour dans la région pour un emploi d’été, une autre tranche de 500 $ lui sera versée, jusqu’à un maximum de 5000 $.

Par ailleurs, le programme est devenu « plus flexible », a déclaré la directrice générale. Auparavant, ce n’étaient que les étudiants provenant d’écoles secondaires traditionnelles se dirigeant vers le collège ou l’université qui pouvaient poser une candidature. Cette année, les étudiants qui souhaitent poursuivre une formation d’appoint peuvent eux aussi faire partie du programme. « On peut penser par exemple, une formation d’appoint en vente, dans les domaines de soins personnels. Ça peut être des étudiants qui veulent obtenir un métier d’apprentissage, alors on peut penser à la plomberie, aux électriciens, aux mécaniciens de machinerie lourde, aux chauffeurs de camion. Alors le parcours est beaucoup plus flexible et on va être capable de toucher et d’avoir l’intérêt des étudiants, peu importe leur objectif de carrière. »

Le territoire de couverture du programme de bourses a été élargi et couvre maintenant l’entièreté des Comtés unis de Prescott-Russell (CUPR). « Toutes les écoles et tous les étudiants de Prescott-Russell ont accès au programme. »

Mme Arcand a lancé un appel aussi aux organisations, aux entrepreneurs, aux municipalités, ou à quiconque ayant envie de contribuer au programme, afin de devenir membres du « réseau de bâtisseurs de relève ». Ceux-ci sont invités à « mettre 5000 $ dans le pot pour pouvoir subventionner plus d’étudiants ».

Jusqu’à présent, trois entreprises s’y sont engagées, permettant de faire passer le nombre de récipiendaires à 13. « Les entrepreneurs répondent vraiment bien à l’appel. Ça vient démontrer l’urgence du problème de main d’œuvre dans la région. »

Le programme de bourses sera offert jusqu’en 2022, et constitue un investissement du CSEPR de 250 000 $.