Cette année, 270 000 sacs ont été utilisés, ce qui représente plus du double du nombre utilisé en 2017.

Inondations à Clarence-Rockland: plusieurs questions sans réponse

Le gouvernement provincial n’a pas encore confirmé son soutien financier aux municipalités affectées par les inondations.

Une soixantaine de résidents de Clarence-Rockland étaient présents lors d’une réunion publique concernant les inondations, lundi soir. 

Ceux-ci étaient invités à poser des questions aux membres du Centre des opérations d’urgence à propos du plan de redressement. 

Toutefois, plusieurs des questions posées relatives au retrait des sacs de sable et à la réparation des chemins sont demeurées sans réponses. 

Le maire Guy Desjardins attend de savoir si le gouvernement provincial offrira un certain montant pour couvrir les frais dépensés par la municipalité. « Ils attendent la fin des états d’urgence », a indiqué M. Desjardins.

Si le gouvernement provincial ne donne pas son aval pour un dédommagement à la municipalité, cette dernière sera responsable d’assumer les coûts reliés au redressement. 

« La réponse qu’on a, c’est qu’ils vont nous le laisser savoir plus tard. La dernière fois [en 2017], ça avait pris huit mois. On était dans l’ombre à savoir si on avait trop dépensé, ou pas. Finalement, ça avait été accepté. La dernière fois, ils ont payé 620 000 $ sur 700 000$. »

Manon Lavergne, une résidente de la rue Voisine, l’une des plus affectées dans la région, avoue avoir hâte de voir les sacs de sable être retirés de son terrain. Bien que ces sacs aient contribué à garder sa maison au sec, Mme Lavergne affirme être « un peu écoeurée de les voir ». 

« On attend encore des réponses à savoir qui va venir les ramasser. On est tous fatigués, je voudrais que les poches soient enlevées hier. On veut retourner à la normale. C’est ça qui est difficile. »

En 2017, 125 000 sacs de sable avaient été utilisés, et il en avait coûté 350 000$ pour les faire ramasser par une entreprise privée. 

Cette année, 270 000 sacs ont été utilisés, ce qui représente plus du double. M. Desjardins a affirmé qu’un processus de soumissions a été déclenché afin de déterminer qui sera responsable de ramasser les sacs de sable. « Ça va coûter trois quarts de million si on les ramasse de la même manière. Je n’ai pas ça. Si on additionne ce qu’on a fait jusqu’ici, on est au-dessus d’un million. On n’a pas un gros budget. »

L’état d’urgence est en vigueur depuis 30 jours à Clarence-Rockland. En 2017, l’état d’urgence avait duré 11 jours. Pour l’instant, la municipalité recommande aux résidents de laisser les sacs en place jusqu’au 5 juin. 

Plan de redressement

M. Desjardins a pu confirmer que les frais pour les permis de démolition ainsi que ceux pour le dépotoir ont été retirés. 

Ceux qui souhaitent transporter les débris vers le dépotoir peuvent dorénavant le faire gratuitement. 

Quant au réaménagement du territoire, le maire de Clarence-Rockland a déclaré que pour aider les résidents, le gouvernement provincial devrait offrir un montant pour faire élever leur maison.