La municipalité de Hawkesbury instaure une nouvelle taxe aux entrepreneurs qui veulent se lancer en affaires.

Hawkesbury tente d'éponger son déficit

La ville de Hawkesbury tente d'aller chercher des revenus additionnels là où elle peut. La municipalité instaure une nouvelle taxe aux entrepreneurs qui veulent se lancer en affaires. Une somme de 100$ sera dorénavant imposée aux futurs commerçants pour couvrir les «frais d'ouverture de dossier».
Les frais annuels des permis d'entreprises grimperont également de 20% d'ici 2017, pour passer de 100$ par année à 120$.
«Ça fait des années que nous n'avons pas haussé nos tarifs. En revanche, depuis les dernières années, le coût de la vie a augmenté de 15%. Nous trouvons que les augmentations ainsi que l'instauration d'un nouveau frais d'ouverture sont raisonnables», explique le maire de Hawkesbury, René Berthiaume.
M. Berthiaume est d'avis que ces mesures ne freineront en rien le développement économique de la municipalité.
«Ça ne dissuadera pas un entrepreneur de se lancer en affaires. Nous en avons déjà discuté avec la Chambre de commerce de Hawkesbury et nous avons son approbation», soutient le maire.
Johanne Séguin tient une buanderie à Hawkesbury et siège comme secrétaire-trésorière à la Chambre de commerce locale. Cette dernière estime que l'instauration d'une nouvelle taxe pour les nouveaux commerçants représente une goutte d'eau dans la mare de défis auxquels doivent faire face certains entrepreneurs.
«Nous avons des problèmes sur les bras bien plus importants à Hawkesbury, dit-elle. Les factures d'eau, par exemple, c'est l'enfer», estime Johanne Séguin.
La ville de Hawkesbury tente par tous les moyens d'éponger un déficit de plus d'un million de dollars occasionné par des erreurs administratives au niveau de la tarification de l'eau potable.
Pendant un certain temps, plusieurs usagers ont bénéficié d'un tarif deux fois inférieur à ce qu'avait budgété la ville. Les usagers doivent maintenant contribuer pour éponger une partie du manque à gagner.
«Je m'attendais à une facture d'eau de 4000$ et j'ai reçu une note de 9000$. Je suis tombée en bas de ma chaise. Je tiens une buanderie. L'eau, c'est ma matière première. Ça devient très difficile de budgéter quand tu reçois de telles surprises», a partagé Mme Séguin.