Le directeur général du Conseil économique et social d’Ottawa-Carleton, Saint-Phard Désir

Hawkesbury n'est «pas encore» une ville francophone accueillante

« Hawkesbury n’est pas encore une ville francophone accueillante », a précisé Saint-Phard Désir, le directeur général du Conseil économique et social d’Ottawa-Carleton.

M. Désir a tenu à faire cette précision lors de l’annonce officielle de la nomination de Hawkesbury comme ville francophone accueillante, vendredi. 

« On veut faire de Hawkesbury une communauté francophone accueillante », a indiqué le directeur général de l’organisme hôte du Réseau de soutien à l’immigration francophone de l’Est de l’Ontario (RSIFEO). 

Or, la municipalité a « beaucoup de pain sur la planche » avant d’arriver à cet objectif. « Je porte message à la Ville de savoir que sur le papier, c’est beau, mais on vous attend dans trois ans pour voir le résultat. Quand on aura vu des petits bambins noirs courir dans les écoles de Hawkesbury, à ce moment-là, je reviendrai avec un diplôme pour dire que Hawkesbury est effectivement une ville accueillante », a-t-il rigolé.

M. Désir a également voulu lancer un message aux employeurs. 

« La balle est dans votre camp. On ne pourra pas toujours vous amener des francophones de la France ou de la Belgique. On pourra aussi vous en amener de l’Afrique subsaharienne, donc préparez-vous à les accommoder. Sachez que vous allez recevoir des gens en entrevue qui vont baisser la tête quand vous allez leur parler. Pas parce qu’ils ont peur, ou parce qu’ils ne savent pas de quoi ils parlent, mais parce que c’est dans leur culture. »

Un comité a été formé afin de réaliser le projet de ville francophone accueillante. 

Composé de différents organismes et de consultants, le comité aura comme responsabilité d’identifier les manques à gagner. 

Par ailleurs, dans le cadre d’une seconde annonce, le député fédéral de Glengarry-Prescott-Russell, Francis Drouin, a annoncé que le Centre de services à l’emploi de Prescott-Russell (CSEPR) a été choisi pour participer à un projet pilote qui cherche à permettre à un plus grand nombre de femmes immigrantes appartenant à une minorité visible de se trouver un emploi. 

Ce programme de deux ans permettra aussi à ces femmes de réussir sur le marché du travail. 

Il servira également à aider l’organisme à augmenter ses capacités à fournir des services d’aide et à surmonter les obstacles auxquels elles sont particulièrement confrontées. 

Pour qu’elles puissent participer à l’économie canadienne et aider à surmonter la pénurie de main-d’œuvre, il est important de bien cibler les besoins spécifiques des femmes immigrantes issues des minorités visibles, juge le député de Glengarry-Prescott-Russell, Francis Drouin. 

« Elles sont en double minorité, alors on veut s’assurer que les barrières soient levées. »