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Le médécin Brian Nadler est accusé de meurtre au premier degré pour un décès suspect survenu à l’Hôpital général de Hawkesbury.
Le médécin Brian Nadler est accusé de meurtre au premier degré pour un décès suspect survenu à l’Hôpital général de Hawkesbury.

Hawkesbury : le permis du Dr Brian Nadler suspendu

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
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Le permis d'exercice de Brian Nadler, ce médecin accusé de meurtre au premier degré pour un décès suspect survenu à l’Hôpital général de Hawkesbury (HGH), a été suspendu.

C’est ce qu’a confirmé le Collège des médecins et chirurgiens de l’Ontario mercredi matin. «L'Ordre a pris des mesures immédiates pour suspendre la licence du Dr Nadler sans préavis dès qu'il a été informé des allégations qui pèsent sur lui», a affirmé une porte-parole de l’organisation, Shae Greenfield, dans un courriel au Droit. La suspension est en vigueur depuis minuit une, le 31 mars. 

La porte-parole indique que selon les lois qui légifèrent les professionnels de la santé, «ce genre de suspension provisoire est permis "si [l'Ordre] est d'avis que la conduite du membre expose ou est susceptible d'exposer les patients du membre à un préjudice ou à une blessure".»

Rappelons que la Police provinciale de l’Ontario (PPO) a arrêté Brian Nadler, 35 ans, le 25 mars dernier en lien avec un décès suspect survenu à l’HGH. Le médecin originaire de Dollars-des-Ormeaux est accusé de meurtre au premier degré et a comparu le 26 mars à la Cour de justice de L’Orignal. La PPO poursuit son enquête en lien avec d’autres décès suspects également survenus à l'établissement. L’avocat de l’accusé a confirmé que Brian Nadler clame son innocence. L’HGH avait déjà révoqué tous les droits M.Nadler à l’hôpital vendredi dernier. Il doit de nouveau comparaître devant la cour le 6 avril prochain. 

Permis d'exercice restreint 

Par ailleurs, le Collège des médecins a confirmé au Droit que lors de l'obtention de son permis d'exercice en Ontario en février 2020, le Dr Nadler avait obtenu un permis restreint plutôt qu'un permis d'exercice complet et indépendant. Cette restriction exigeait qu'il pratique sous la direction d'un superviseur clinique.

«Bien que nous ne puissions parler de circonstances individuelles, il existe un certain nombre de circonstances dans lesquelles l'Ordre pourrait exiger un superviseur clinique», a expliqué Carolyn Silver, avocate générale pour l'Ordre. Les considérations comprendraient l’éducation et la formation d’un médecin, ses antécédents de pratique, y compris dans d’autres juridictions, et le fait que le médecin exerce une pratique continue ou n’a pas exercé pendant une période prolongée.»

Rappelons aussi que Brian Nadler avait déjà fait face à deux blâmes de son ancien ordre professionnel lorsqu'il exerçait sa profession en Saskatchewan. Il avait entre autres traité une collègue de «bitch», qu'il «avait envie de la gifler» et avait omis de documenter des changements apportés au dossier d'un patient. 

«En règle générale, ces restrictions [de permis] resteraient en place jusqu'à ce que les préoccupations aient été résolues. Cette décision se fonderait sur un certain nombre de facteurs, y compris les rapports de supervision», a ajouté Mme Silver. Conformément aux lois qui régissent les professionnels de la santé en Ontario, les restrictions liées au permis d'exercice de M. Nadler était rendues publiques lorsqu'elles étaient en vigueur, ajoute l'Ordre. 

Le Collège réitère collaborer étroitement avec les autorités et que toutes les mesures seront prises pour protéger le public tout au long des procédures judiciaires dans cette histoire. «Nous reconnaissons qu'il s'agit d'une période extraordinairement difficile pour la communauté», a conclut Mme Greenfield.