Près de 80 employés de soutien du CSDCEO ont manifesté devant le bureau de leur employeur, mardi.

Grève des employés de soutien du CSDCEO

Bravant un froid glacial, plus de 80 employés de soutien du Conseil scolaire de district catholique de l'Est ontarien (CSDCEO) ont manifesté devant les bureaux de leur employeur sur la route 17, à L'Orignal, mardi.
Aucun piquet de grève n'a été formé à proximité des écoles du conseil scolaire, qui demeurent ouvertes, tandis que le transport scolaire est toujours offert.
Les quelque 260 employés en grève, membres de la section locale 4155 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), sont sans contrat de travail depuis novembre 2015. Il s'agit de surveillants, de secrétaires d'école, de commis, de préposés à l'entretien, de bibliotechniciens et de techniciens en informatique. 
À l'heure actuelle, le CSDCEO, qui dessert environ une trentaine d'écoles francophones, est le seul conseil scolaire en Ontario qui n'a pas signé de convention collective avec ses employés de soutien.
« Nous avons eu douze dates de négociations et ça piétine. Nous avons été plus que patients. Nos membres sont déchirés », a déclaré le président du SCFP, Raymond Giroux. Pour le leader syndical, ce sentiment de déchirement provient notamment du fait qu'une bonne majorité d'employés sont eux-mêmes d'anciens élèves, ou encore des parents d'élèves qui fréquentent actuellement les écoles du conseil scolaire.
Selon le syndicat, les revendications touchent aux conditions de travail, à la dotation et la supplantation du personnel. 
« On veut retourner à la table de négociation », martèle M. Giroux. 
Conseil scolaire
Dans un communiqué diffusé mardi après-midi, le CSDCEO souligne qu'il « ne souhaite nullement un conflit de travail ». Il ajoute que lors de la dernière rencontre entre les deux parties, le SCFP a lui-même choisi de quitter la table de négociation.
« Le 6 février, nous avons offert aux membres du syndicat de les rencontrer le 7 février, mais ils ont malheureusement refusé. Il semble y avoir des incongruences entre l'offre réelle du CSDCEO et la communication de celle-ci aux membres du SCFP. Je suis très préoccupé par cette situation et son impact sur le bien-être des membres du personnel. Nous sommes toujours disposés à reprendre les négociations et je vous le rappelle, nous n'avons jamais quitté la table », a souligné François Turpin, directeur de l'éducation et secrétaire du CSDCEO.
Certaines écoles ont transmis des messages aux parents d'élèves. À l'école élémentaire catholique Saint-Félicité de Clarence Creek, on indique que « pendant cette période de conflit de travail, toutes les dispositions nécessaires seront prises afin d'assurer la sécurité et le bien-être des élèves et des membres du personnel ». La missive ajoute qu'« il se peut que l'école ne soit pas aussi accueillante que d'habitude ».