Le maire de Russell, Pierre Leroux, aurait une longueur d'avance dans la circonscription de Glengarry-Prescott-Russell.

Glengarry-Prescott-Russell: les libéraux choisiront vendredi

C’est vendredi que l’on connaîtra le prochain candidat libéral pour Glengarry-Prescott-Russell qui tentera de se faire élire aux prochaines élections provinciales en juin.

Après une rencontre d’urgence tenue lundi, l’Association libérale provinciale a décidé de tenir une soirée de nomination au Centre récréatif de St-Isidore.

À moins d’un revirement inattendu, il semble des plus probables que l’Association confirme la candidature de l’actuel maire de Russell, Pierre Leroux.

« Avec le temps qui presse, on pourrait dire que c’est quasiment un fait accompli, a précisé l’ancien député libéral Jean-Marc Lalonde. Toutefois, à la réunion, toute personne aura le droit de soumettre un nom. »

Mentionnons que le candidat Pierre Leroux a d’ailleurs été approché par le député sortant Grant Crack pour prendre le flambeau. Le 2 avril dernier, M. Crack avait annoncé son retrait de la vie politique à deux mois des élections provinciales.

Pour l’instant, aucun autre candidat ne s’est avancé. Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y a pas d’intérêt pour le poste. C’est le cas de la conseillère municipale de La Nation, Marie-Noëlle Lanthier qui, jusqu’aux derniers développements, songeait à faire le saut en politique provinciale.

« Oui, j’étais intéressée à devenir candidate et il y en a surement d’autres qui l’étaient tout autant. Il y avait plusieurs autres personnes avec le bon profil de candidat », a fait valoir Mme Lanthier.

L’annonce du départ de Grant Crack immédiatement suivie de l’annonce de la candidature de Pierre Leroux est toutefois venue brouiller les cartes.

« Le fait que le nom M. Leroux soit sorti, c’est qu’il y avait déjà un processus de feu vert enclenché pour sa candidature », précise Mme Lanthier.

Celle-ci déplore le fait que la candidature de Pierre Leroux laisse peu de place à d’autres candidatures potentielles.

« C’est un peu dommage que ça se soit produit de cette manière. Des personnes qui seraient intéressées vont être évidemment désavantagées. C’est dommage qu’ils n’aient pas la chance de s’avancer », a déploré Mme Lanthier.

Celle-ci ajoute que même avec le déclenchement d’une investiture à ce stade-ci, cela laisse peu de temps aux candidats pour se faire valoir.