Francis Drouin devient président du caucus rural national.

Francis Drouin devient président du caucus rural libéral

Le député de Glengarry-Prescott-Russell Francis Drouin a été élu par acclamation comme président du caucus rural libéral national en début de semaine. Le Franco-Ontarien promet de continuer à militer pour les enjeux ruraux qui affectent sa propre région, de même que le Canada entier.

Le député succède à Marc Serré, qui a été nommé comme secrétaire parlementaire de la nouvelle ministre du Développement économique rural, Bernadette Jordan.

M. Drouin affirme qu’il a l’intention de défendre des dossiers qui touchent toutes les régions rurales au pays, tels que celui de la connexion Internet et cellulaire. Depuis plusieurs années déjà, des entrepreneurs, des agriculteurs et des résidents des régions non urbaines de partout au Canada déplorent la qualité médiocre des réseaux et revendiquent le droit à une meilleure connexion.

Au point de vue régional, le député Drouin souhaite continuer à appliquer une lentille francophone sur tous les dossiers afin de s’assurer que des services sont toujours offerts dans les deux langues officielles. « Mon rôle au sein du caucus national, c’est de militer pour les enjeux qui touchent les communautés rurales, mais comme je viens d’une communauté francophone, je veux m’assurer que ce chapeau-là est mis aussi. »

Selon les dernières données compilées par l’ancien président du caucus Marc Serré, M. Drouin fait partie des 157 députés qui représentent des circonscriptions rurales. Ce nombre correspond à près de la moitié de tous les députés fédéraux. Actuellement, 51 députés sont membres du caucus rural libéral national.

Un autre enjeu sur lequel il souhaite travailler est celui de la répartition des budgets pour l’infrastructure municipale. La formule selon laquelle chaque palier de gouvernement investit un tiers du financement pour un projet d’infrastructure peut parfois être problématique, selon M. Drouin. « Ça fonctionne pour certaines municipalités, mais certaines d’entre elles n’ont pas les reins pour se permettre de financer ces projets. C’est plus difficile de rejoindre le montant avec un budget de municipalité rurale, ce ne sont pas les centaines de millions dont profitent les grandes villes comme Ottawa. Ces projets nécessitent des frais d’ingénieurs, d’architectes, donc on ne parle pas des mêmes chiffres, ces infrastructures sont quand même dispendieuses pour les payeurs de taxes. »

Celui-ci affirme que le gouvernement fédéral peut parfois s’engager à assumer davantage de frais pour les municipalités qui n’en ont pas les moyens, comme avec le projet d’infrastructure pour approvisionnement en eau, à Maxville, où le financement du fédéral se situait à 50 %, soit 15,2 millions $. Certaines municipalités ayant une population de moins de 5000 personnes pourraient même bénéficier d’investissements fédéraux allant jusqu’à 60 %.

Par ailleurs, M. Drouin entend travailler à remédier aux problèmes reliés à la pénurie de main-d’œuvre en régions et à l’exode continuel des jeunes adultes. Selon lui, l’une des grandes solutions demeure l’immigration économique, mais il faut d’abord trouver des projets pour mieux encadrer ces nouveaux arrivants.

« On n’est pas équipé pour les accueillir comme ils le font dans les grandes municipalités. C’est à nous de travailler avec les municipalités pour faire cette éducation-là. Il faut tisser les liens entre les employeurs et les membres de la communauté. »