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Vendredi, le gouvernement ontarien a notamment annoncé la fermeture des clubs de golf pour renverser la hausse de cas de COVID-19 dans la province.
Vendredi, le gouvernement ontarien a notamment annoncé la fermeture des clubs de golf pour renverser la hausse de cas de COVID-19 dans la province.

Fermetures en Ontario: Des propriétaires de terrains de golf s’y attendaient

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
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Devant la hausse fulgurante des cas de COVID-19 en Ontario, la fermeture des terrains de golf était à prévoir, disent certains propriétaires de golf de l’Est ontarien.

«Je m’en attendais. Je ne suis pas satisfait, mais je ne suis pas surpris, disons», a lancé Claude Blanchette, propriétaire de club de golf Nation, dans l’Est ontarien.

Vendredi, le gouvernement ontarien a annoncé de nouvelles mesures de santé publique pour espérer renverser la tendance alarmante de la hausse de cas de COVID-19 dans la province, incluant la fermeture d’installations récréatives extérieures comme les clubs de golf, les terrains de basketball et les terrains de soccer.

«Chaque fois qu’il y a des annonces, on se demande si les clubs de golf sont fermés. Ça s’est produit à quelques reprises. On sait très bien que la sécurité est possible pour les clubs de golf, mais on se plie aux exigences du gouvernement. On comprend avec la hausse des cas», poursuit pour sa part Claude Leclair, propriétaire du club de golf Casselview, de Casselman.

«Rien de plus simple que le golf»

Mais même si l’annonce était prévisible, disent les propriétaires, il n’en demeure pas moins qu’ils sont convaincus que la pratique du golf demeure une des activités sportives les plus sécuritaires et qu’elle devrait être permise, même en cas de confinement sévère.

«On tourne en rond. On a vécu le même scénario il y a un an. On s’est battus pour convaincre qu’il n’y a rien de plus simple que le golf. La distanciation sociale est déjà là. C’est le même processus. Les cas montent, oui, mais ce n’est certainement pas à cause du golf», estime M. Blanchette. Selon lui, ce sont davantage les activités qui entourent le golf qui peuvent être problématiques. «Quand je suis revenu au terrain vendredi soir pour organiser mes annulations, il y avait un paquet de monde dans le stationnement, accoté sur leurs valises, pas de masque, en train de prendre une bière, alors qu’ils étaient avisés. Après ils se demandent pourquoi on ferme. Je sais que c’est tentant, mais ce n’est pas permis. Faisons ce qu’on nous a demandé de faire et peut-être qu’on va avoir plus de flexibilité. Parce que là les terrains ferment. Ce n’est pas mieux.»

Les deux propriétaires espèrent que le gouvernement reviendra sur sa décision, comme ça a été le cas pour les aires de jeux extérieures. Doug Ford en avait également interdit l’accès vendredi, avant d’essuyer son lot de critiques et de faire marche arrière samedi.

«Je ne peux pas dire que le gouvernement a été trop loin», avance M. Leclair. «Mais le gouvernement est revenu sur sa décision par rapport aux parcs. On se prépare en cas où on doive rester fermé jusqu’au 20 mai, et on se prépare si on a le feu vert.»

Pas de golfeurs ontariens au Québec ? 

Par ailleurs, les gouvernements ontarien et québécois ont annoncé vendredi le retour du contrôle à la frontière entre les deux provinces, instauré dès lundi. Résultat, seules les traversées essentielles sont admises.

Dans cette optique, le Groupe Fortin, qui gère entre autres les Club de Golf Tecumseh et Golf Mont Cascades, à Gatineau et Cantley respectivement, a demandé à sa clientèle ontarienne d’annuler ses réservations jusqu’au 19 avril.

Mais bien que les responsables des terrains gatinois demandent aux clients une preuve d’adresse lors des réservations, il peut être difficile de filtrer tous les joueurs. «Il n’y a pas de moyen de contrôle parfait», explique Hughes Fournier, directeur général du club de golf Tecumseh. «Les golfeurs sont une clientèle relativement responsable. On se fie à leur bon jugement.»

M. Fournier ne croit d’ailleurs pas que le Québec emboîte le pas à l’Ontario dans cette mesure. «On l’a vu l’année passée, au début de la pandémie. Il n’y a pas eu d’éclosion au Québec et pratiquement pas au Canada. On a toujours cru, et on le croit encore, que le golf peut être pratiqué en toute sécurité.»