En 2016, sur environ 4000 appels reçus par la PPO, tout près de 500 ont été faits par erreur au service 9-1-1.

Faux appels au 9-1-1: la PPO veut réduire les erreurs

La police provinciale de l’Ontario (PPO), détachement de Hawkesbury, souhaite réduire le nombre d’appels par erreur au service 9-1-1. Dans les prochaines semaines, des agents sensibiliseront les propriétaires de téléphones cellulaires en se rendant dans les écoles et les boutiques qui vendent les téléphones.

En 2016, sur environ 4000 appels reçus par la PPO, tout près de 500 ont été faits par erreur au service 9-1-1. Ce sont les chiffres qu’a dévoilés cette semaine Robert Lefebvre, président de la Commission des services policiers de Hawkesbury. 

« Chaque année c’est un problème. Ça représente environ 13 % des appels total. Il faut réduire ces appels. Si on peut libérer les agents, leur temps serait mieux consacré à faire des patrouilles », a souligné M. Lefebvre. 

Un des problèmes ajoute M. Lefebvre, c’est que souvent la personne compose par erreur le 9-1-1, mais n’avise pas le centre de répartition qu’il s’agit d’une erreur. Dès lors, les services policiers doivent obligatoirement faire un suivi. 

À cela s’ajoute le problème des appels par inadvertance (pocket-dials) où l’appel au 9-1-1 est effectué à l’insu du propriétaire du cellulaire. Selon le policier Mario Gratton, agent de sécurité communautaire à la PPO de Hawkesbury, le nombre d’appels de poche à augmenter ses dernières années. 

« Ce qui arrive c’est qu’aujourd’hui la plupart des cellulaires ont des écrans tactiles et s’activent dans la poche (ou sac à main) de la personne. Plusieurs ne désactivent pas la fonction d’appel d’urgence », a précisé M. Gratton. 

Un autre facteur qui contribue aux appels 9-1-1 par erreur concerne les téléphones cellulaires supposément désactivés. Souvent, ces appareils tombent entre les mains des enfants.

« Même si le cellulaire est désactivé, la fonction d’appel d’urgence demeure active souvent, mentionne l’agent Mario Gratton. Il faut rappeler aux gens de bien s’assurer que la batterie est retirée du téléphone ». 

Selon M. Gratton, les vieux téléphones cellulaires devraient également être retournés aux boutiques afin d’être recyclés. 

Outre la question du nombre d’appels, il est également question de la vigilance des agents qui doivent composer avec ces faux appels. 

« Ces appels placent nos policiers dans une situation ou il devient possiblement moins alerte dans un sens surtout lorsqu’un appel est reçu d’une tour. Et pendant que les policiers répondent à ces faux appels, il ne sont pas sur la route pour répondre à de vraies urgences », d’ajouter M. Gratton.