Valoris pour enfants et adultes de Prescott-Russell lancera sous peu une campagne d’envergure afin d’encourager la population à devenir famille d’accueil.

Familles d’accueil recherchées dans l'Est ontarien

L’Ontario vit une pénurie de famille d’accueil. Valoris pour enfants et adultes de Prescott-Russell a confirmé en exclusivité au Droit qu’il lancera sous peu une campagne d’envergure afin d’encourager la population à devenir famille d’accueil.

« On a tous quelque chose à offrir », voilà le message que lancera l’organisme de services sociaux intégrés.

Richard Bednarz et son épouse, Patricia, en savent quelque chose. Enseignante, Patricia avait été touchée, il y a quelques années, par l’histoire de l’un de ses élèves. Alors que ce dernier était toujours dans un foyer de groupe, celle-ci a immédiatement souhaité le prendre sous son aile. C’est ainsi qu’a débuté leur expérience de parents d’accueil.

Le couple, aujourd’hui à la retraite, a accueilli dans son cocon familial des enfants et des adolescents pendant presque 15 ans. En tout, ce sont huit jeunes qu’ils ont pris en charge, que ce soit pour des situations d’urgence de quelques jours, ou encore sur des périodes plus prolongées.

Ému, M. Bednarz invite la population à s’ouvrir à l’idée de venir en aide à ceux qui en ont besoin. Selon lui, ceux qui deviennent famille d’accueil ont autant à offrir que ceux qui sont accueillis. « Le résultat, c’est gratifiant, le fait d’avoir une influence sur quelqu’un. On est l’ancre de ces gens-là. C’est dur, parfois, mais la vie est dure. Ça nous a apporté la satisfaction de savoir qu’on a aidé autant de jeunes, qu’on a contribué à la société. Certains individus qui sont venus ici, on leur a donné une confiance. Pour certains, c’est juste ce dont ils ont besoin. »

Pénurie

Le réseau de Valoris compte 90 familles pour enfants et adultes. Ce nombre n’est pas suffisant, selon les intervenants. D’ici la fin de la campagne, ces derniers visent à augmenter de 20 % le bassin de familles de tous types.

Selon la directrice des services de Valoris, Beverly Ann Byrne Reitsma, la pénurie dure depuis quelques années déjà. « Avant, il y avait toujours un parent à la maison, alors que les gens disaient qu’ils pouvaient prendre un enfant pendant que l’autre parent travaillait. »

La directrice des services affirme que l’organisme est particulièrement à la recherche de familles pour les adolescents. « Acceptez le fait que certains peuvent avoir un lourd passé. On a tous une histoire, et les jeunes que vous allez accueillir, peut-être un peu plus, mais acceptez le fait qu’ils ont des racines. Ça peut changer leur vie, et la vôtre aussi », souligne M. Bednarz.