William Burton

Faire découvrir les artistes d’ici

Le jeune entrepreneur franco-ontarien William Burton a trouvé un moyen inusité pour faire découvrir les artistes aux adolescents francophones de l’Ontario. Les sessions Clin d’Oeil, un concept tout nouveau, permet aux artistes d’offrir des prestations dans les écoles à l’heure du midi.

Ce projet pilote, entièrement imaginé et développé par le créateur de l’entreprise sociale Le Réveil, offre une visibilité aux artistes franco-ontariens, et permet aux élèves de profiter d’un court spectacle pendant l’heure du repas. L’idée a fait fureur dans les écoles de la région, aux dires du jeune homme. «Les gens ont vraiment aimé ça, et les artistes ont reçu énormément de réponses positives», lance l’étudiant en développement de public au département de l’Université d’Ottawa.

Les premières sessions Clin d’Oeil ont été présentées aux écoles Béatrice-Desloges, Mer Bleue, Garneau et Louis-Riel. Ces sessions ont eu lieu dans le cadre du spectacle Kaléidoscope, qui sera présenté lors des célébrations du jour des Franco-Ontariens, le 25 septembre prochain.

Même si cette première série de mini-spectacles est terminée, William souhaite continuer ce projet afin de faire la promotion de plusieurs autres spectacles à venir. «Les artistes en ressortent gagnants parce qu’ils se font découvrir par les jeunes, et tous les élèves apprécient ces spectacles, donc c’est certain qu’on va continuer», lance-t-il.

Une application mobile pour Le Réveil

Les ambitions du jeune homme ne s’arrêtent pas là. L’entreprise de William allant de bon train, il a l’intention de développer une application mobile. Carrefour culturel pour les jeunes, l’application permettra aux utilisateurs de connaître les spectacles à venir, à s’inviter entre eux et à parler des différents événements culturels. «Les jeunes veulent mon contenu, mais ils le perdent trop facilement dans le fil d’actualité de Facebook, donc ça va les aider beaucoup», explique-t-il.

Se décrivant comme un grand passionné des arts et de la culture, il est convaincu qu’il est bien plus divertissant d’assister à un spectacle en bonne compagnie. C’est ce qui explique son envie de rassembler les jeunes sur une seule application. «Ma vie sociale tourne entièrement autour des spectacles, rigole-t-il, et ça me rend triste de savoir que les jeunes n’y vont pas. Je sais que s’ils y allaient en groupe, ils apprécieraient beaucoup plus ces soirées», table le jeune entrepreneur.