Cassandra et son chien Hero.

Elle veut amener son chien à l’école

Une adolescente souffrant d’un trouble d’anxiété généralisé souhaite avoir le droit d’être accompagnée de son chien à l’école.

Cassandra Boyer, une élève de 17 ans, qui fréquente une école du conseil des écoles catholiques du centre-est (CECCE), a essuyé un refus de la direction de l’école pour un animal d’assistance. Il s’agit d’un chien de race labradoodle nommé Hero.

Le chien de service appui quotidiennement Cassandra tant au niveau mental qu’émotionnel lorsqu’elle perd le contact avec la réalité en raison de son anxiété.

La demande pour un animal d’assistance a été faite en décembre dernier. Dans une lettre datée du 9 février, le CECCE a exprimé son refus proposant plutôt une discussion avec la direction de l’école.

« Avant d’accepter une telle demande, il faut regarder tous les critères, a souligné Jason Dupuis, surintendant de l’éducation au CECCE. Il faut aussi regarder les services déjà disponibles à l’école. Nous regardons d’abord ce qui a été fait avant et ce qui pourrait être fait au lieu d’avoir un animal de compagnie. Il faut comprendre qu’on est responsable de la sécurité et du bien-être de tous les élèves et non seulement l’élève qui fait une demande ».

Un des critères concerne notamment l’emploi d’une des écoles de dressage d’animaux d’assistance reconnue par le conseil scolaire. Le chien de Cassandra a pour sa part été entraîné à la maison avec l’appui d’un organisme sans but lucratif.

« Nous avons cherché plusieurs compagnies, mais plusieurs avaient de longues listes d’attente. Moi je ne pouvais plus attendre », raconte Cassandra ,ajoutant qu’il y a encore moins d’écoles de dressage pour chien destiné aux troubles mentaux.

Cassandra a reçu un diagnostic de trouble d’anxiété généralisée en 2012 précédée d’un diagnostic de trouble du déficit de l’attention en 2011. Aujourd’hui, la médication l’aide à garder un certain contrôle, mais cela ne suffit pas, souligne-t-elle.

« Hero me redonne complètement mon indépendance. Avant lui, je ne pouvais pas sortir seul de la maison. Je ne voulais pas sortir, je n’avais pas de motivation de sortir. Il me motive à sortir, faire des choses ousimplement jouer avec lui », explique Cassandra.

C’est d’ailleurs sous l’avis de son psychiatre et son médecin que Cassandra a entrepris d’entraîner un chiot. Elle a obtenu des conseils et de l’entraînement d’un organisme sans but lucratif pour préparer son chien à identifier les signes de crises.

De fait, avec son chien, elle peut circuler dans les centres commerciaux, les bibliothèques, les théâtre et autre endroit public.

Pas de règles claires
En Ontario, la loi n’est pas encore claire en ce qui a trait aux chiens d’assistance.

Une personne peut d’ailleurs entraîner elle-même son chien pour accomplir certaines des tâches physiques où intervenir lors d’épisodes mentaux divers. Actuellement, une veste d’identification ainsi que des papiers médicaux sont nécessaires pour admettre un chien dans un lieu autrement interdit.

La province se penche présentement sur le projet de loi 80, soit la Loi de 2016 sur les chiens d’assistance en Ontario. Le projet de loi, adopté en première lecture, permettrait automatiquement l’accès des chiens d’assistance aux installations dans une école ou un endroit où le public est habituellement admis.