L’intérieur de l’église St-Bernard de Fournier

Église St-Bernard de Fournier: le conseil pourrait revenir sur sa décision

Le conseil municipal de la Nation pourrait revenir sur sa décision de désigner l’église St-Bernard de Fournier comme bien patrimonial.

C’est ce qu’a fait savoir Michel-André Lavergne, membre du conseil paroissial de pastorale, lundi alors que les médias étaient invités à visiter l’église.

« L’an dernier, l’appui a été unanime par tous les conseillers. Là, il s’est installé une saine méfiance. Il y a des pressions pour que les conseillers reviennent sur leur vote », a précisé M. Lavergne.

Rappelons que le 6 mars 2017, le conseil avait adopté à l’unanimité un règlement pour la désignation patrimoniale de l’église, soit après que l’archidiocèse d’Ottawa eut annoncé son intention de fermer la paroisse. Maintenant, une motion pour renverser ce règlement devrait être déposée lors d’une prochaine réunion du conseil soit le 5 mars prochain.

Parmi les inquiétudes, certes, il est question des coûts, non seulement pour entretenir, mais aussi pour réparer périodiquement l’édifice vieux de 131 ans.

« On nous dit que la désignation patrimoniale est le problème. Nous, on répond que la désignation patrimoniale c’est la solution pour garder l’église. Il faut bien comprendre qu’on parle bien de l’édifice et non la paroisse St-Bernard », a précisé M. Lavergne.

Oeuvres d’art à préserver
Michel-André Lavergne souligne qu’en plus de l’église, le but est également de préserver les nombreuses œuvres d’art, dont les vitraux qui ornent les murs de l’édifice de même que les boiseries, les piliers et autres attraits.

« Il n’y a rien qui est laissé au hasard dans cette église. St-Bernard présente le plus d’attraits parmi toutes les paroisses de la région. C’est riche en valeur et il faut le préserver. Ce serait le premier bien patrimonial de La Nation », affirme Michel-André Lavergne.

Celui-ci ajoute qu’à l’époque de son inauguration en 1886, l’église était certes toute une réalisation pour le village. « À l’époque, les gens regardaient cet édifice et savaient que c’était le plus beau, le plus gros et le plus significatif du village ».

Revitaliser la paroisse
Les paroissiens ne s’en cachent pas, les messes attirent de moins en moins de pratiquants d’année en année. C’est la raison principale qui a poussé l’archidiocèse à envisager la fermeture de la paroisse.

Pour M. Lavergne, la fermeture ne règlerait pas la situation de la baisse du nombre de visiteurs lors des messes.

« On veut amener des gens à la paroisse, mais comment les encourager à venir si on dit que ça va fermer ? On prône la revitalisation des paroisses, tous nos efforts sont minés par le spectre d’une fermeture », a affirmé M. Lavergne.