La ministre Madeleine Meilleur était dans la région, hier, pour annoncer les investissements de la province.

Échanges musclés sur Twitter entre Meilleur et MacLeod

Les libéraux se sont fait plus présent, hier, au lendemain de l'annonce de la fermeture du Collège d'Alfred. Si bien que la Toile a été le théâtre d'échanges musclés entre la ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur et la députée du parti progressiste-conservateur et porte-parole de l'opposition en matière de francophonie, Lisa MacLeod.
Mme Meilleur a tenu à répondre à Lisa MacLeod qui a été très critique lors des derniers jours envers la décision de l'Université de Guelph de fermer le Collège d'Alfred et sceptique quant au plan de relance annoncé, mercredi.
« Le parti conservateur avait considéré La Cité et le Collège Boréal comme du gaspillage. Et je ne parle de la fermeture de l'Hôpital Montfort sous Harris (traduction libre) », a rappelé la ministre déléguée aux Affaires francophones à l'endroit de Mme MacLeod sur son compte Twitter.
La réponse ne s'est pas fait attendre.
« Vous ne connaissez rien à l'agriculture. Votre gouvernement se ridiculise en pensant qu'on peut apprendre à traire une vache virtuellement », a riposté Lisa MacLeod.
Cette dernière conclue : « Je n'ai pas eu le choix de rire en voyant qu'une députée libérale de la ville tente de déclencher une guerre avec moi sur le sujet de l'agriculture. Les libéraux détruisent le milieu rural en Ontario ».
Mercredi, l'Université de Guelph a annoncé l'interruption de ses programmes d'enseignement au Collège d'Alfred. Mais un plan de relance en partenariat avec La Cité et le Collège Boréal est sur la planche à dessin. Les rumeurs de fermeture ont commencé à se répandre dès mardi.
Madeleine Meilleur a officiellement commenté la fermeture du seul collège francophone spécialisé en agriculture, hier.
« Je suis heureuse que le Collège Boréal et La Cité collaboreront pour assurer la continuité des programmes offerts au Campus d'Alfred. Ces programmes auront alors une gouvernance par et pour les francophones, donnant ainsi des ailes aux aspirations de la communauté francophone rurale », peut-on lire dans un communiqué. LeDroit a tenté de joindre Madeleine Meilleur, hier, mais son bureau nous a indiqué que la ministre était à l'extérieur du pays.
Inquiétude
La ministre déléguée aux Affaires francophones s'est faite rassurante, mais c'était au tour de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO) de manifester son inquiétude, hier.
« Le campus francophone à Alfred, où travaillent 18 membres de la FEESO, mettra fin à tous leurs programmes d'études d'ici mai 2015. Nous comprenons que le financement à montant fixe du gouvernement, allié aux coûts inflationnistes et aux sources de revenus restreintes, exercent une pression sur les universités. Cependant, ce sont les employés et les petites communautés rurales qui souffrent de cette décision. Il faut envisager absolument toutes les options qui permettraient de conserver ces programmes et le rôle important qu'ils jouent dans leurs communautés », a indiqué Paul Elliott, président de la FEESO.