De retour d’un voyage de recrutement de main d’œuvre en Europe, le Centre des services à l’emploi de Prescott-Russell (CSEPR) affirme avoir récolté 400 curriculum vitae, et croit avoir attiré entre 20 et 30 candidats à venir travailler dans la région.
De retour d’un voyage de recrutement de main d’œuvre en Europe, le Centre des services à l’emploi de Prescott-Russell (CSEPR) affirme avoir récolté 400 curriculum vitae, et croit avoir attiré entre 20 et 30 candidats à venir travailler dans la région.

Des travailleurs européens bientôt à Prescott-Russell

De retour d’un voyage de recrutement de main d’œuvre en Europe, le Centre des services à l’emploi de Prescott-Russell (CSEPR) affirme avoir récolté 400 curriculum vitae, et croit avoir attiré entre 20 et 30 candidats à venir travailler dans la région.

Souvent, c’est dans les grandes villes qu’arrivent les immigrants économiques. La plupart du temps, ils finissent par y rester, sans jamais connaître les opportunités d’emplois qui s’offrent à eux dans les régions.

Pourtant, ces régions, comme celle des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), sont aussi aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre. Le problème : l’exode rural. Les CUPR, situés à cheval entre Ottawa et Montréal, voient un grand nombre de leurs jeunes travailleurs se diriger vers ces grandes villes sans jamais revenir dans leur patelin.

En s’envolant vers l’Europe dans le cadre du programme de Destination Canada, en novembre dernier, l’une des missions principales du CSEPR était de donner le goût à ces potentiels employés francophones de venir s’installer dans la région et d’y rester. « C’est vraiment un beau territoire francophone bilingue », souligne l’agente de communication du CSEPR, Carole Muise.

Parmi les 14 employeurs qui ont fait part de leurs besoins au CSEPR, on retrouve des emplois comme ceux de charpentier, infirmière auxiliaire autorisée, concierge, journaliste, cuisiner, opérateur de machinerie agricole et de gérant de ferme, entre autres. Tous ces postes pourraient être pourvus par ces nouveaux arrivants européens d’ici les prochaines semaines, lorsque les employeurs auront fait leurs choix parmi les nombreux candidats.

Temps plein ou temps partiel ?

Actuellement, le CSEPR dénombre 343 postes à combler dans la région. Parmi ceux-ci, moins du quart sont des postes à temps plein. Le reste, soit près de 300, représente des emplois à temps partiel ou pour étudiants.

Le CSEPR compte-t-il encourager les nouveaux arrivants européens à travailler à temps partiel ? « C’est certain qu’un poste à temps partiel peut très bien devenir un poste à temps plein, répond Mme Muise. Souvent, les employeurs choisissent d’afficher le poste à temps partiel, et ça leur donne une chance de connaître le candidat. »

Or, celle qui a aussi fait le voyage pour aller à la rencontre de ces candidats potentiels remarque que le temps plein est une priorité pour ce programme. « C’est certain qu’on vise beaucoup plus à aller vers du temps plein. L’employeur aussi est conscient qu’on ne va pas faire venir quelqu’un de l’Europe avec sa famille pour travailler 15 heures par semaine. »

La délégation, composée du CSEPR et de la mairesse de Hawkesbury Paula Assaly, entre autres, a été financée par l’agence de placements Contak Solutions. Les membres ont passé trois jours à Paris et une journée à Bruxelles.