Le conseiller André Chamaillard estime que la circulation serait plus fluide avec  trois panneaux d'arrêt plutôt que des feux de signalisation à l'intersection des rues Main et William.

Des feux de circulation qui dérangent

La Ville de Hawkesbury se penche actuellement sur le retrait des feux de circulation à l'intersection des rues Main et William.
« On reçoit régulièrement des plaintes de gens qui disent que ces feux de circulation retardent la circulation », a précisé la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois. 
Alors que tous les efforts sont déployés pour l'installation de feux de circulation à l'intersection de la rue Tupper et de la route 17, ceux situés au coeur du centre-ville soulèvent l'ire de plusieurs. 
« Nous allons demander au ministère des Transports de l'Ontario qui nous a octroyé de l'argent pour l'installation, si on peut les retirer, et ce, sans être pénalisé », a souligné la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois 
En 2013, la province avait financé l'installation de ces feux, au coût d'environ 200 000 $, sur cette rue qui est sous sa juridiction. Cette signalisation devait entre autres permettre aux voitures provenant de la rue William de s'engager de façon sécuritaire sur la rue Main, et inversement, de tourner sur la rue William.  
Selon le conseiller, André Chamaillard, une étude aurait dû être faite à cet endroit avant de procéder à l'installation. 
« C'est une lumière qui nous a été imposée indirectement par la province et malheureusement, ils n'ont pas fait d'essai avec une lumière temporaire pour voir l'impact sur la circulation », a-t-il souligné.
Selon le conseiller, la circulation serait améliorée avec l'installation de trois panneaux d'arrêts. 
« Il n'y a pas de doute que l'intersection a besoin de signalisation et personnellement je pense que trois stops seraient mieux », a suggéré le conseiller. 
Confrontée à une circulation ralentie, la Ville avait tenté de corriger le tir en 2015 en améliorant la synchronisation des feux à l'aide de capteurs. Malgré une certaine amélioration de l'achalandage, plusieurs citoyens et propriétaires de commerces de la rue Main estiment qu'ils pourraient toujours s'en passer. C'est ce que souligne Jean-Guy Legault propriétaire du restaurant Burger King à Hawkesbury.
« Avant qu'il y ait des lumières, c'était moins difficile pour ma clientèle de sortir du service au volant et du stationnement. Je penche plus vers le retrait de ces lumières », a affirmé M. Legault.