L'épandage d'un traitement aint-moustique coûterait environ 225 000 $ par année.

Des citoyens de Limoges déclarent la guerre aux moustiques

Des résidents du village de Limoges, dans l'Est ontarien, souhaitent livrer la guerre aux moustiques. Un rapport présenté aux élus municipaux cette semaine révèle que 80% des villageois seraient en faveur d'avoir recours à un traitement aux pesticides, et ce, même s'il fallait qu'ils défraient les coûts de l'intervention. Ce sondage, réalisé par un groupe de citoyens de Limoges, n'a toutefois aucune valeur scientifique.
Le début de la saison estivale 2014 a été marqué par la présence sans précédent de maringouins. Si bien que les activités quotidiennes des résidents de Limoges et des environs devenaient quasi impraticables.
«Du jamais vu en 40 ans», ont révélé certains villageois.
Selon les premières soumissions préliminaires reçues, il en coûterait environ 225000$ par année pour répandre un traitement anti-moustiques sur la superficie du village de Limoges, qui compte quelque 3000 résidents.
Le maire de l'endroit, François St-Amour, reconnaît que la situation cette année a été «exceptionnelle». Ce dernier dit ne pas avoir d'objection à ce que les villageois se mobilisent, mais il refuse de refiler la facture à l'ensemble des contribuables de la municipalité de La Nation.
«Nous avons connu une année exceptionnelle à Limoges en terme de présence de moustiques. Peut-on vivre avec cela? C'est une question de tolérance. Mais, ce problème de moustiques a eu des effets négatifs sur l'image de Limoges. On ne voudrait pas que le village porte l'étiquette de capitale du maringouin. Si les résidents veulent arroser et payer la facture, je n'ai pas de problème. Mais c'est clair et net, la municipalité n'injectera pas d'argent pour cela. 225000$ c'est plus que ce qu'on dépense en récréation annuellement à Limoges», a indiqué le maire de La Nation.
Si une proportion de 80% des résidents de l'endroit est prête à piger dans ses poches pour régler le problème, certains ne sont pas cet avis.
«Personnellement, ça fait des années que j'habite à Limoges. J'ai appris à vivre avec. Je suis d'avis que nous ne devrions pas faire augmenter les taxes», a déclaré François Sigouin, le président du Comité de résidents de Limoges, qui précise que son point de vue représentait son opinion personnelle et non celle du comité.
Certains souhaiteraient que la municipalité mette l'épaule à la roue pour enrayer le problème. C'est le cas de la gestionnaire du camping Kittawa de Limoges, qui a également souffert des moustiques en début de saison.
«Je ne peux pas payer seul pour 400 terrains. C'est à la municipalité d'intervenir. La Nation doit faire quelque chose», a partagé Line Winters.
Les élus de La Nation se prononceront sur la question au cours des prochaines semaines.
sbgauthier@ledroit.com