Plusieurs maires de l'Est ontarien se disent en faveur de la vente de cannabis au détails dans leurs municipalités

Des boutiques de cannabis dans l’Est ontarien ?

La ville d’Ottawa a présenté mercredi un rapport favorisant la vente au détail du cannabis au sein de la capitale fédérale. Qu’en est-il des municipalités de l’Est ontarien ?

Bien que la discussion est toujours à un stade embryonnaire dans toutes les municipalités de l’Est ontarien, la plupart des maires se sont dits en faveur de la vente au détail du cannabis dans leurs villes.

Ces dernières ont jusqu’au 22 janvier pour décider si elles optent pour le modèle de vente au détail par le secteur privé, tel que proposé par le gouvernement Ford, ou si elles refusent d’accueillir des magasins sur leur territoire. Si la ville adhère au modèle de la province, il lui sera impossible de revenir sur sa décision plus tard. Par contre, si elle y renonce, elle n’aura la possibilité de revenir sur sa décision qu’une seule fois.

Le maire de La Nation, François St-Amour, est ouvert à accueillir ce type de commerce. « Moi, personnellement je ne suis pas contre la vente au détail, parce que c’est déjà un produit légal qui est livré par la poste. On va voir les demandes. Je sais que ça doit être loin des écoles, ça, c’est déjà clairement établi par le gouvernement provincial. »

Dans la cité de Clarence-Rockland, le maire Guy Desjardins affirme que la décision sera prise lors de la réunion du conseil du 17 décembre. « Il va falloir se décider. Moi, mon opinion est de rendre ça légal. Sinon, ce sera vendu illégalement. »

M. Desjardins affirme que certains de ses conseillers ne sont pas tout à fait en accord, mais le maire de Clarence-Rockland est d’avis que de vendre le cannabis en magasin a ses avantages. « C’est qu’on va pouvoir avoir un contrôle. Si on le vend légalement en magasin, ça va décourager ceux qui le vendent illégalement. La qualité du produit va aussi pouvoir être vérifiée. Parfois, les gens ne savent pas nécessairement ce qu’ils achètent. »

Celui-ci affirme que les services d’urgence de Clarence-Rockland n’ont pas noté d’augmentation des incidents liés au cannabis depuis sa légalisation.

C’est aussi lors de la réunion du conseil du 17 décembre prochain que Hawkesbury remettra sa décision à ce sujet. La mairesse, Paula Assaly, a préféré ne pas se prononcer sur la question avant de connaître les intentions des élus. « Je pense que c’est un commerce qui va être réglementé, mais tant et aussi longtemps que je n’ai pas le breffage, c’est très difficile pour moi de vous dire ce que j’en pense. »

Mme Assaly note que le conseil municipal récemment assermenté est « très nouveau », et qu’il comporte beaucoup de nouveaux élus. Plusieurs dossiers doivent encore être réglés avant celui du cannabis et des postes au sein de certains comités n’ont pas encore été pourvus.

À Cornwall, la greffière adjointe Debbie Caskenette a fait savoir que le conseil municipal n’avait pas encore eu de discussion à propos du cannabis. « Ils doivent en discuter éventuellement », a-t-elle avancé.