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L’Est ontarien se situe au palier orange du système de classification des mesures sanitaires provinciales seulement depuis lundi.
L’Est ontarien se situe au palier orange du système de classification des mesures sanitaires provinciales seulement depuis lundi.

COVID-19: pas de zone rouge pour l’instant dans l’Est ontarien

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
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L’augmentation de cas de COVID-19 qui s’accélère dans l’Est ontarien pourrait faire craindre à un passage en zone «rouge» prochainement dans la région, mais le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) veut pour l’instant laisser la chance au coureur. 

«On est vraiment proches d’être en rouge au niveau du nombre de cas par 100 000 habitants», a indiqué le médecin hygiéniste au BSEO le Dr Paul Roumeliotis en point de presse mardi. En effet, le nombre de cas par 100 000 habitants se chiffre actuellement à 50.1 cas, alors que la barre pour atteindre le palier rouge a été fixée à 40 cas en Ontario. 

Cependant, le Dr Roumeliotis a tenu à se faire rassurant. «Nous savons la plupart du temps d’où les cas proviennent et nos hôpitaux ne sont pas débordés», a-t-il indiqué. Il ajoute qu’au niveau des autres indicateurs à observer lorsqu’une région change de palier de restrictions, comme le taux de positivité, les chiffres de l’Est ontarien demeure représentatifs du palier orange. Le Dr Roumeliotis a ainsi précisé avoir discuté mardi avec la Santé publique provinciale pour expliquer la réalité du terrain et suggérer que la région demeure en orange.  «On a été d’accord. On va rester en orange pour l’instant et espérer que ça va aller en diminuant.» 

Rappelons que l’Est ontarien se situe au palier orange du système de classification des mesures sanitaires provinciales seulement depuis lundi. 

Le médecin hygiéniste au BSEO le Dr Paul Roumeliotis

Dix nouveaux cas de COVID-19 dans la région

Dix nouveaux cas du virus se sont ajoutés au bilan régional mardi, portant le nombre d’infections total à 1134 depuis le début de la pandémie. Le nombre de cas actifs est pour sa part en léger recul, soit sept de moins que la veille, pour s’établir à 333 cas. 

Au niveau des éclosions, le BSEO rapporte toujours dix éclosions actives dans les résidences et maisons de soins de longue durée de son territoire. «Dans neuf éclosions sur dix, il n’y a aucun résident positif», a cependant souligné le Dr Roumeliotis. «Ce sont des éclosions déclarées par le personnel, mais on suit le protocole et on [fait passer des tests de dépistage à tous les résidents].» Ces neufs éclosions sont situées à la résidence Sunset Cove, à Long Sault, à la maison de soins de longue durée Champlain, à L’Orignal, au centre de soins TSIIonKwa NonhSoTe, à Akwesasne, aux centres de soins Parisien Manor, Royal Manor Rest Home, St-Joseph’s Continuing Care Centre (QuinnHouse) et Heritage Heights, tous à Cornwall, ainsi qu’à la maison The Palace, à Alexandria. La dixième flambée, celle de la Résidence Prescott et Russell, fait toujours état d’un bilan stable, avec 109 résidents ayant été infectés depuis le début et de 68 membres du personnel. Un seul travailleur porte toujours activement la maladie. 


« On est vraiment proches d’être en rouge au niveau du nombre de cas par 100 000 habitants. »
Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste au BSEO le

Dans les établissements scolaires, le BSEO répertorie actuellement 41 cas actifs dans 20 écoles publiques du territoire. «On continue de surveiller ces écoles. La plupart des cas sont des cas isolés et pas des flambées», a indiqué le Dr Roumeliotis. L’école élémentaire catholique Saint-Isidore, l’école élémentaire catholique La Source et l’institut Al Rashid Islamic de Cornwall demeurent pour leur part en flambée. 

Six personnes demeurent hospitalisées pour traiter des symptômes de la maladie dans la région, dont une aux soins intensifs. Le virus a fait 32 décès au total depuis le début de la crise sanitaire dans l’Est ontarien. 

En attente de vaccins

Le BSEO indique par ailleurs n’avoir toujours reçu aucun vaccin dans la région. Le Dr Roumeliotis a souligné que la région pourrait possiblement compter sur le vaccin Moderna, s’il est approuvé par Santé Canada, considérant qu’il est plus facile à transporter d’une maison de soins de longue durée à une autre. Cependant, il assure que le Bureau qu’il a le matériel nécessaire et qu’il est prêt pour recevoir les doses, peu importe s’il s’agit du vaccin de Pfizer ou de Moderna. «On mobilise tout le monde pour se préparer. Je suis optimiste, mais je pense que d’ici la fin d’année on va avoir le vaccin dans notre région» a-t-il conclut.