Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Dix cas de COVID-19 se sont ajoutés au bilan de l'Est ontarien depuis les 24 dernières heures, faisant passer le total de cas à 1067 depuis le début de la pandémie.
Dix cas de COVID-19 se sont ajoutés au bilan de l'Est ontarien depuis les 24 dernières heures, faisant passer le total de cas à 1067 depuis le début de la pandémie.

COVID-19: l’Est ontarien passera officiellement en zone «orange» dès lundi

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
Article réservé aux abonnés
C’est officiel, l’Est ontarien entrera officiellement en zone «Orange» dès lundi, minuit une. C’est ce qu’a annoncé vendredi le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO).

«Je suis un peu découragé qu’on soit mis en orange, mais on peut dire que c’est une tendance à travers la province», a précisé le médecin hygiéniste au BSEO, le Dr Paul Roumeliotis, en point de presse. 

L’augmentation du nombre de cas de COVID-19 dans la région continue sa lancée. Dix cas se sont ajoutés au bilan depuis les 24 dernières heures, faisant passer le total de cas à 1067 depuis le début de la pandémie. 

De ces cas, 292 sont considérés actifs. La hausse des derniers jours a ainsi fait grimper le taux de cas par 100 000 habitants, qui se chiffre maintenant à 49.5 cas, soit près du double du seuil de la zone «Orange», chiffré à 25. Additionné aux autres critères et statistiques évalués, le changement de palier devenait inévitable.

Le Dr Roumeliotis précise cependant que plusieurs cas sont dus à des éclosions, et qu’il s’agit plutôt d’une accumulation de critères qui a mené l’Est ontarien vers une zone plus restrictive. Il ajoute que la zone «Orange» ne change par contre rien en ce qui concerne le nombre de personnes permises lors de rassemblements privés ni rien en ce qui concerne les consignes pour le temps des fêtes. Les cinémas, les restaurants, les salles de conditionnement physique et les salons de soins personnels devront néanmoins adapter leurs activités.

«Le vaccin n’est pas là encore, il faut encore faire attention. Il faut toujours continuer. Je n’aimerais pas aller au rouge», souligne le médecin. «On veut attendre au moins 14 jours, soit une période d’incubation complète [avant d’envisager un retour au jaune]. L’évaluation va être hebdomadaire. Mais on est vraiment haut dans l’orange.»

Le médecin hygiéniste au BSEO, Dr Paul Roumeliotis

Nouvelles flambées dans l’Est ontarien

De nouvelles éclosions dans des centres de soins pour aînés sont également enregistrées sur le territoire. Les maisons Heritage Heights, St-Joseph’s Continuing Care Centre (QuinnHouse), le manoir Royal Manor Rest Home, le manoir Parisien Manor, toutes à Cornwall, ainsi que la maison de soins The Palace, à Alexandria, et la maison de soins d’Akwesasne, sont actuellement en flambée. Dans le cas de ces flambées, le Dr Roumeliotis se fait rassurant.

«Toutes ces flambées sont liées aux employés, pas aux résidents. C’est plutôt au niveau du dépistage de routine, ou on a trouvé une ou deux personnes qui travaillent qui étaient positives. On a déclaré une flambée par précaution pour que le virus ne se propage pas à travers les résidents», a-t-il précisé. 

À la résidence Prescott-Russell, le bilan demeure stable. Toujours 109 résidents ont contracté le virus, dont 85 cas considérés comme résolus. Soixante-huit membres du personnel ont été infectés, mais 67 en sont guéris. Quinze résidents sont morts des suites de la COVID. 

Au niveau des écoles, le BSEO dénombre 37 cas actifs dans 17 écoles publiques du secteur. Les écoles élémentaires catholiques Saint-Isidore et La Source sont considérées en flambée. À l’institut islamique Al Rashid, le dernier bilan fait était de 43 cas qui se seraient déclarés dans l’un des dortoirs de l’établissement, précise le Bureau. 

La COVID-19 a fait 32 victimes au total dans l’Est ontarien depuis le début de la crise sanitaire. Huit personnes sont actuellement hospitalisées pour traiter des symptômes de la maladie, dont une personne aux soins intensifs.