Le Bureau de santé de l’Est de l’Ontario espère percevoir une diminution prochaine du nombre de cas sur son territoire si la courbe de propagation continue dans sa lancée actuelle au cours des prochains jours.
Le Bureau de santé de l’Est de l’Ontario espère percevoir une diminution prochaine du nombre de cas sur son territoire si la courbe de propagation continue dans sa lancée actuelle au cours des prochains jours.

COVID-19: l’aplanissement de la courbe à l’horizon dans l’Est ontarien

Le Bureau de santé de l’Est de l’Ontario espère percevoir une diminution prochaine du nombre de cas sur son territoire si la courbe de propagation continue dans sa lancée actuelle au cours des prochains jours.

Le bilan du nombre de cas positif de la COVID-19 dans l’Est ontarien fait maintenant état de 67 cas. C’est une hausse de seulement deux cas par rapport au bilan de la veille. 

«Les prochaines deux semaines vont être importantes. Ce n’est pas le moment de lâcher. On voit une petite diminution du taux d’augmentation. Ça nous montre qu’on est en train d’aplatir la courbe. [...] Je crois qu’on est sur le bon chemin», souligne le médecin hygiéniste au BSEO, le Dr Paul Roumeliotis. 

Les deux nouveaux cas du virus se situent dans les Comtés unis de Prescott et Russell, portant le bilan à 41 dans cette région de l’Est ontarien. Les nombres de cas positifs dans les Comtés unis de Stormont, Dundas et Glengarry et dans la région de Cornwall demeurent stables, avec respectivement 16 et 10 cas. 

Selon le Dr Roumeliotis, cette progression accrue dans les CUPR se justifie, entre autres, par le nombre élevé de citoyens qui se rendent à Ottawa pour le travail, une région beaucoup plus touchée. 

Cependant, la situation demeure sous contrôle, réaffirme-t-il. «Les hôpitaux ne sont pas surchargés ni débordés pour l’instant. Ça, c’est la bonne nouvelle.» 

Par ailleurs, toujours aucun cas n’est répertorié dans les maisons de soins de longue durée ou les résidences de personnes âgées, indique le BSEO. Le Bureau assure travailler avec les organisations concernées pour s’assurer qu’elles ont tous les outils nécessaires pour faire face à de possibles futures éclosions et éviter d’être prises au dépourvu. 

Même si le nombre de cas n’augmente que très lentement et que le BSEO peut espérer voir ce nombre se stabiliser, le Dr Roumeliotis veut être clair. Il ne faut surtout baisser la garde. 

«On a encore des cas. C’est encore une menace à notre population. Il faut prendre les mêmes précautions. On est peut-être chanceux, mais je crois qu’on fait un bon travail globalement.»

Plus de tests

Le BSEO, conformément aux demandes gouvernementales, veut étendre la possibilité de passer un test de dépistage à une plus grande partie de sa population. Le Dr Roumeliotis souligne que les symptômes nécessaires afin d’être éligibles pour le test seront plus vastes, incluant désormais la fatigue, les maux de tête et la confusion, entre autres. 

La liste mise à jour des symptômes de la COVID-19 selon le Bureau de santé de l’Est de l’Ontario.

Il ajoute aussi que les catégories d’individus admissibles ne se restreignent plus aux travailleurs de la santé, aux travailleurs des services essentiels et aux gens ayant été en contact avec quelqu’un qui souffre de la COVID-19 ou récemment revenu de voyage. 

Les individus travaillant dans des endroits populeux, comme les garderies, les gens présentant déjà des problèmes médicaux et les femmes enceintes, par exemple, sont désormais ajoutés à la liste. Ces nouveaux protocoles sont en vigueur dans l’immédiat, ajoute le docteur. 

Selon le dernier bilan, 969 personnes se sont présentées dans les centres de dépistages de l’Est ontarien pour y effectuer un test depuis le début de la crise. «Nous nous attendons à ce que ce nombre grimpe puisque nous avons étendu nos critères de test. [...] Nos cliniques de dépistage sont prêtes.»