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COVID-19: Inquiétude à Cornwall

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
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La mairesse de Cornwall, Bernadette Clément, se préoccupe de la progression de la COVID-19 dans sa municipalité, alors que la localité recense actuellement le nombre de plus élevé de cas actifs dans tout l’Est ontarien.

«Nous sommes très inquiets», a-t-elle lancé au Droit, lors d’un entretien téléphonique mardi. «On est dans une situation de crise. On se souvient où on était en mars et en avril. À ce moment-là, on faisait très attention et on avait nettement moins de cas qu’actuellement. Il faut que la population locale à Cornwall réalise que c’est chez nous que c’est actif et qu’on doit retourner à des habitudes encore plus restrictives dans nos déplacements et nos activités.»

Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) recense dans son dernier bilan 649 cas actifs dans tout l’Est ontarien. De ce nombre, plus du tiers est répertorié à Cornwall seulement, soit 223 de ces infections actives. Près de la moitié des éclosions dans les milieux de soins de la région sont dénombrées dans la municipalité. L’Hôpital communautaire de Cornwall, l’établissement désigné pour les patients COVID dans la région, a également annoncé être débordé et devoir procéder à du délestage. «Ça fait longtemps qu’on demande au BSEO pour plus de données. Il faut que l’on comprenne exactement d’où provient cette transmission dans notre communauté. Plus les gens ont accès à des informations précises, plus ça va les éduquer au niveau de ce qui est plus à risque dans nos activités. Avec la fatigue, je pense que les gens ont une écoute différente. On doit répondre à ça.»

Suivre la vague des nouvelles mesures ontariennes

Le premier ministre ontarien Doug Ford a annoncé mardi une série de nouvelles mesures sanitaires qui entreront en vigueur dans la province au cours des prochains jours et des prochaines heures. Parmi celles-ci, le deuxième état d’urgence sanitaire en Ontario, de nouvelles heures d’activité pour les commerces non essentiels autorisés et ne sortir de son domicile que pour des raisons essentielles.

«Le premier ministre a haussé le ton, c’est important. Et nous localement, on doit faire suite à ça, c’est certain. On va continuer à avoir nos discussions avec le Dr Paul [Roumeliotis, médecin hygiéniste au BSEO]», ajoute Mme Clément.

Bernadette Clément doit discuter de la situation liée à la pandémie dans la région avec les gérants des hôpitaux du territoire, d’autres élus, et la Santé publique lors d’une rencontre prévue jeudi. «Je sais qu’il y a une fatigue concernant la pandémie. Mais, il faut vraiment que l’on comprenne qu’on est en situation de crise.»

Accalmie de nouveaux cas dans l’Est ontarien

Néanmoins, malgré les augmentations importantes de nouveaux cas de COVID à l’échelle provinciale mardi, le BSEO s’en sort mieux que la plupart de ses homologues, alors que seulement quatre nouvelles infections s’ajoutent au bilan.

Au total, ce sont 1975 cas du coronavirus qui ont été répertoriés sur le territoire depuis le début de la crise.

Il faudra cependant attendre quelques jours afin de voir si cette diminution se poursuivra, puisque la région enregistrait au cours des derniers jours des hausses importantes de nouveaux cas quotidiennement.

Le BSEO recense actuellement 17 personnes hospitalisées pour traiter des symptômes liés à la COVID-19, dont cinq se trouvent aux soins intensifs. Le bilan des victimes demeure pour sa part stable, avec toujours 38 décès.

Treize éclosions demeurent actives dans la région, toutes dans des milieux de soins de longue durée ou des résidences pour aînés.