Le Collège d'Alfred est la seule institution francophone de l'Ontario spécialisée en agriculture.

Collège d'Alfred: les plans de relance se clarifient

Plus de 48 heures après l'annonce de la fermeture du Collège d'Alfred, les plans de relance se clarifient peu à peu. Mercredi, l'Université de Guelph annonçait l'interruption de ses six programmes francophones de formation en agricultures à Alfred. La Cité et le Collège Boréal de Sudbury avaient alors calmé le jeu en annonçant leur intérêt à assurer le maintien des programmes d'études à Alfred. Mais jusqu'ici les détails d'une possible transition restaient flous.
Or, le Collège Boréal a annoncé vendredi que les programmes de Technologie agricole et de Techniques de soins vétérinaires seront maintenus et assurés par l'institution à Alfred.
«Pour le programme de Techniques de soins vétérinaires, tout est en place pour maintenir l'offre du programme. Les offres d'admissions ont été envoyées aux étudiants intéressés et plusieurs d'entre eux ont déjà confirmé leur inscription. En ce qui a trait au programme de Technologie agricole, le programme sera bel et bien offert à Alfred, sur le campus où se trouvent les installations nécessaires. Nous contacterons les étudiants et étudiantes qui ont exprimé un intérêt envers ce programme dans les plus brefs délais», a indiqué la direction du Collège Boréal.
Les inscriptions pour ces deux programmes seront admises pour la session de septembre 2014.
De son côté, La Cité a annoncé que son institution assurerait la poursuite de l'offre de formation en Nutrition, diététique et sciences des aliments.
Par ailleurs, un groupe de travail, piloté par Conseil communautaire du Collège d'Alfred, a été formé et mandaté afin de négocier la fin de la relation avec l'Université de Guelph et la transition avec La Cité et le Collège Boréal.
Encore des questions
Le Conseil communautaire du Collège d'Alfred est satisfait de la vitesse avec laquelle les choses avancent depuis l'annonce de fermeture, mais promet de rester sur ses gardes, puisque tout n'est pas encore coulé dans le béton et que des questions demeurent.
«C'est une période de transition, la fin d'un partenariat et le début d'une nouvelle ère. Les négociations avancent déjà bien, mais tout n'est pas encore réglé et ça peut être un peu inquiétant, surtout pour les étudiants et les professeurs, mais je suis confiant. Le Conseil communautaire du Collège d'Alfred et l'Union des cultivateurs franco-ontariens demeureront vigilants jusqu'à la conclusion d'ententes satisfaisantes pour assurer l'épanouissement à long terme de notre institution de formation agroalimentaire francophone», a assuré Tom Manley, le président du Conseil communautaire du Collège d'Alfred.
L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) abonde dans le même sens. L'organisme se dit encouragé, mais souhaite des engagements écrits.
«Le financement à long terme du collège, le maintien des infrastructures et la continuité des programmes d'Aide en alimentation, de Bureautique, de Nutrition, diététique et sciences des aliments et d'appoint Relais pour les agriculteurs formés à l'étranger, ainsi que la question de la recherche universitaire, nécessitent des négociations et des engagements écrits», estime l'AFO.