Le collège d'Alfred, dans l'Est ontarien.

Collège agricole: Alfred ne s'alliera pas à Kemptville

Le comité de relance du collège d'Alfred ferme la porte à un partenariat son cousin anglophone de Kemptville. Le Conseil communautaire du Collège d'Alfred a rencontré hier certains partenaires pour jeter les bases d'un plan de reprise de l'institution d'enseignement francophone spécialisé en agriculture.
Pour le comité de relance, il est impératif que la gestion de l'établissement soit reprise par des Franco-Ontariens.
«Malgré le fait que les collèges d'Alfred et de Kemptville partagent des points communs, comme le territoire et les programmes offerts, un partenariat pour la création d'une institution d'enseignement bilingue ne répondrait pas aux besoins des Franco-Ontariens. Le collège d'Alfred doit être repris par et pour les Franco-Ontariens pour avoir des assises et une gouvernance locale. Ainsi, les dirigeants seront mieux positionnés pour prendre des décisions - parfois faciles, parfois difficiles - dans l'intérêt des Franco-Ontariens», a déclaré Tom Manley, le président du Conseil communautaire du Collège d'Alfred.
En mars dernier, l'Université de Guelph a annoncé l'interruption de tous ses programmes d'enseignement en agriculture dans ses campus d'Alfred et de Kemptville d'ici 2015 dans le cadre d'une restructuration.
Les collèges La Cité et Boréal se sont engagés à assurer le maintien des principaux programmes francophones offerts sur le campus d'Alfred de l'Université de Guelph, soit les programmes de technologie agricole, de techniques de soins vétérinaires et de nutrition. Pour ce qui est du collège de Kemptville, aucune solution n'a encore été mise sur table pour en assurer la survie, malgré les efforts déployés par les politiciens locaux et la communauté.
Trois plans de relance
Le Conseil communautaire du Collège d'Alfred a présenté mercredi trois possibles plans de relance.
La première option serait le maintien du modèle développé avec l'Université de Guelph, c'est-à-dire que la gouvernance serait confiée à une autre université. La deuxième repose plutôt sur la création d'un collège entièrement indépendant, une option qui requiert toutefois un important financement. Le troisième plan à l'étude - et la plus plausible, selon M. Manley - est la création d'un collège autonome, mais avec certains partenariats, comme c'est le cas avec le plan de sauvetage présenté par les collèges La Cité et Boréal.
«Il nous reste encore beaucoup à faire. Nous devons trouver une nouvelle structure corporative, administratrice et financière. Le collège d'Alfred existe dans les esprits, mais sur papier, il n'existe pas. C'est encore le campus d'Alfred de l'Université de Guelph. Pour l'instant, nous donnons priorité à un modèle qui permettrait une autonomie locale, mais avec des partenariats», affirme Tom Manley.