La Sûreté du Québec en Outaouais profite de l'apparition des premiers flocons pour réaffirmer aux automobilistes et camionneurs qu'ils doivent réduire leur vitesse lorsque l'état des routes se détériore.

Clarence-Rockland veut revoir le partage des routes

Clarence-Rockland souhaite transférer la responsabilité de certaines de ses routes au gouvernement régional. Certains élus municipaux estiment qu'il y a une iniquité en matière de gestion et d'entretien des chemins au sein des municipalités des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR).
«Nous voulons un rajustement. Nous voulons ramener un certain équilibre en ce qui a trait au nombre de kilomètres qui appartient aux Comtés unis dans chacune des municipalités», commente le conseiller de Clarence-Rockland, Guy Félio.
Le conseiller Félio rapporte que dans la Cité de Clarence-Rockland, le ratio de kilomètres de chemins entretenus par les Comtés unis est de 8 kilomètres par 1000 habitants alors que dans certaines municipalités des CUPR comme Hawkesbury-Est, la proportion est de plus de 40 kilomètres par 1000 habitants.
La municipalité de Clarence-Rockland veut ainsi que la route Canaan, la route Baseline et une partie de la vieille 17 tombent sous l'autorité du gouvernement régional des Comtés unis.
«La rue Canaan est la seule route frontalière (avec la ville d'Ottawa) de la région qui n'appartient pas aux Comtés unis, dit-il. Pour ce qui est de la route Baseline, une partie appartient déjà au gouvernement régional», note Guy Félio.
En échange, la Cité de Clarence-Rockland se dit prête à assumer la responsabilité de la rue St-Jean, présentement sous l'aile des CUPR.
«Il s'agit d'une route beaucoup plus urbaine qu'interurbaine», dit le conseiller.
Le directeur régional du gouvernement des CUPR ne semble pas chaud à l'idée. Il estime qu'une réforme de la gestion des réseaux routiers municipaux et régional doit se faire avec chacune des municipalités des CUPR.
«Ce genre de discussions et négociations doit se faire de manière globale, avec l'ensemble des municipalités des Comtés unis, non pas par bloc. On ne peut pas commencer à accepter les requêtes d'une seule municipalité, sans prendre en compte l'ensemble du réseau routier de la région», a déclaré le dg des CUPR, Stéphane Parisien.
Depuis les 10 dernières années, il y a eu deux refontes du système de partage de responsabilités des routes entre les municipalités des CUPR et le gouvernement régional.