Le maire Guibord est d'avis qu'un réseau plus accessible de transport en commun à l'intérieur de la municipalité favoriserait l'économie locale.

Clarence-Rockland passe à l'offensive

Ça joue du coude entre la Cité de Clarence-Rockland et le syndicat qui représente ses cols bleus. Après plusieurs sorties publiques de la partie syndicale dénonçant l'intransigeance de l'employeur, c'est au tour de la municipalité de riposter.
Dans un communiqué envoyé hier, les représentants patronaux ont qualifié de « contre-productives », les stratégies de négociation employées par le syndicat.
« La Cité de Clarence-Rockland trouve regrettable que le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) ait choisi de négocier par le biais des médias en vue de conclure une nouvelle convention collective », a commenté le comité de négociation qui représente la municipalité de Clarence-Rockland.
Dans cette même réponse au syndicat, la municipalité considère déraisonnables les requêtes des cols bleus.
« Plusieurs demandes et propositions du SCFP auraient un impact inacceptable sur la gestion des opérations de la municipalité. De plus, plusieurs demandes et propositions financières présentées par le syndicat augmenteraient les coûts de la Cité de façon inacceptable », a affirmé la municipalité.
Les employés municipaux réclament une bonification des programmes d'avantages sociaux. Dans cette négociation, les salaires ne sont pas au coeur de l'enjeu. De son côté, le syndicat estime que ses revendications sont légitimes et raisonnables.
« Nous avons proposé une solution qui pourrait faire bénéficier la municipalité d'importantes économies tout en étant dans l'intérêt des employés de la ville », a déclaré Jean-Marc Bézaire, représentant du SCFP.
Le syndicat a accusé à plusieurs reprises la municipalité de ne pas négocier de bonne foi.
« La Cité de Clarence-Rockland ne veut rien entendre. Il n'y a aucune volonté de la part de la municipalité de négocier », soutient M. Bézaire.
L'employeur réfute ces allégations et dit être ouvert au dialogue.
« Il est difficile de comprendre comment le syndicat pourrait justifier le recours à la grève à la lumière de tout ce que la Cité offre aux employés pour cette prochaine convention collective », affirme Michel Bellemare, le directeur général de la Cité de Clarence-Rockland.
La Ville se tient prête
Une grève des cols bleus de Clarence-Rockland plane sur la municipalité et devient de plus en plus imminente. La municipalité, pour sa part, se dit prête.
« Si, malheureusement, les employés et le syndicat décident de faire la grève, la municipalité compte assurer la continuité de la plupart de ses services, notamment, bien sûr, les services d'urgence, la collecte des déchets, le déblaiement de la neige, et les services habituels à l'hôtel de ville », a indiqué la municipalité.
Une rencontre est prévue le 30 janvier entre les deux parties et un médiateur. Les cols bleus de Clarence-Rockland sont sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2014.