lus d'une cinquantaine de syndiqués de Clarence-Rockland ont dénoncé «l'intransigeance» de la Cité dans les négociations en vue du renouvellement de leur convention collective, échue depuis le 1er janvier.

Clarence-Rockland et ses syndiqués toujours dans l'impasse

Toujours pas d'entente en vue entre la Cité de Clarence-Rockland et ses syndiqués. Les élus de la municipalité ont tenu une réunion à huis clos, lundi soir, à propos des pourparlers avec le syndicat, mais il semblerait que l'impasse perdure.
«Nous avons eu des discussions, mais nous n'avons pas pris de décisions», a déclaré le maire Marcel Guibord en sortant de la rencontre.
Les élus de Clarence-Rockland ont eu droit à un véritable comité d'accueil, lundi soir, en se rendant à l'hôtel de ville pour leur réunion mensuelle. Plus d'une cinquantaine de syndiqués de la municipalité ont dénoncé «l'intransigeance» de la Cité dans les négociations en vue du renouvellement de leur convention collective, échue depuis le 1er janvier.
«Dans les négociations, nous avons proposé des économies de l'ordre de 100 000 $ dans les programmes des avantages sociaux. Ces économies seraient partagées entre les employés et les contribuables de Clarence-Rockland. [Les représentants de la Cité] ont refusé notre offre du revers de la main. C'est à se demander si les élus prennent en compte les finances publiques de la municipalité», a commenté Jean-Marc Bézaire, représentant du Syndicat canadien de la fonction publique.
Le noeud du problème demeure les programmes d'avantages sociaux.
«On revendique une diminution des coûts aux employés pour les programmes sociaux. Tout simplement», a affirmé M. Bézaire.
Une centaine d'employés - les cols bleus, les cols blancs et les travailleuses de garderie - sont concernés par ces négociations.
Le maire a encore une fois condamné l'attitude du syndicat qu'il qualifie d'agressive.
«Nous ne pouvons pas contrôler le syndicat, mais pour notre part, nous préférons adopter une attitude calme. Nous connaissons les besoins des employés, ainsi que ceux des contribuables. Nous continuons de négocier. Mais nous voulons éviter la grève. Ça ne serait pas bénéfique et pour eux (les syndiqués) et pour nous», a affirmé le maire Guibord.
Prête à une grève
La municipalité fourbit déjà ses armes devant un risque imminent de grève.
«Si, malheureusement, les employés et le syndicat décident de faire la grève, la municipalité compte assurer la continuité de la plupart de ses services, notamment, bien sûr, les services d'urgence, la collecte des déchets, le déblaiement de la neige et les services habituels à l'hôtel de ville», a indiqué la partie patronale.
Une rencontre est prévue jeudi entre les deux parties et un médiateur du ministère du Travail de l'Ontario.