Advenant une annonce gouvernementale, Calypso aurait besoin d’environ trois semaines de préparation avant de pouvoir accueillir ses premiers visiteurs.
Advenant une annonce gouvernementale, Calypso aurait besoin d’environ trois semaines de préparation avant de pouvoir accueillir ses premiers visiteurs.

Calypso attend le feu vert avant d'accueillir ses premiers visiteurs

Le parc aquatique Calypso à Limoges, dans l’Est ontarien, devra redoubler d’ardeur afin d’ouvrir ses portes conformément aux mesures sanitaires en vigueur pendant la pandémie de la COVID-19. L’organisation se dit confiante, mais attend toujours le feu vert gouvernemental pour mettre en branle ses préparatifs.

Selon Sandra Nadeau, directrice principale des communications pour le groupe Calypso-Valcartier, Calypso devrait cependant se résigner à ne pouvoir recevoir que 30 % de sa capacité d’accueil, afin de s’assurer d’opérer conformément aux mesures de distanciation sociale. « Ça serait un Calypso différent, mais c’est possible de le faire. » Si le gouvernement donne le feu vert, c’est l’ensemble du site qui serait accessible à la portion de visiteurs admis : les glissades, les attractions, les piscines, etc.

Le médecin hygiéniste au Bureau de santé de l’est de l’Ontario, le Dr Paul Roumeliotis, a d’ailleurs souligné être en étroite communication avec l’organisation afin de s’assurer de la légitimité des protocoles mis en place.

Cependant, cette ouverture n’est pas pour demain. Avant la pandémie, la date prévue pour la saison d’été 2020 était fixée au 5 juin. Advenant une annonce gouvernementale, Calypso aurait besoin d’environ trois semaines de préparation avant de pouvoir accueillir ses premiers visiteurs. « Présentement on a uniquement nos cinq directeurs qui font des inspections de site pour tranquillement préparer la saison. On n’est pas un nombre d’employés suffisant pour ouvrir un parc aquatique de cette ampleur-là ».

Les visiteurs craintifs

Mme Nadeau veut se faire rassurante auprès des visiteurs méfiants de s’aventurer dans le parc dans un contexte de pandémie. Elle avance que des études de santé publique démontrent que plusieurs virus, dont celui de la COVID-19, ne sont pas actifs dans l’eau chlorée. Elle affirme que la quantité actuelle dans l’eau des attractions de Calypso est suffisante pour contrer le virus. « Une fois que tu es dans un bassin d’eau chlorée, tu es aseptisé, protégé contre toute transmission. C’est comme si on se mettait du Purell, mais à la grandeur du corps ».

Ce que Sandra Nadeau aimerait surtout éviter, c’est une demande de remboursements massive des passes de saison. Elle souhaite que les visiteurs qui le désirent optent plutôt pour un report de leurs laissez-passer pour la saison prochaine.


« Ça serait un Calypso différent, mais c’est possible de le faire. »
Sandra Nadeau, directrice principale des communications pour le groupe Calypso-Valcartier

Les efforts mis de l’avant par l’organisation pour sécuriser le parc génèrent des coûts qui seront déjà difficilement remboursables avec une capacité d’accueil amputée de plus du deux tiers, indique la directrice. L’organisation confirme avoir fait appel à la subvention salariale d’urgence de 75 % offerte par le gouvernement fédéral, mais qu’elle n’a fait aucune autre demande de subvention à ce jour. Mme Nadeau atteste que ne pas pouvoir opérer du tout donnerait un coup extrêmement dur à l’organisation, rappelant que Calypso est une entreprise qui n’opère que trois mois durant l’été. « C’est comme si on passait “Go” au Monopoly et ça nous projetait un an plus tard, alors que l’ensemble des frais fixes demeurent et les infrastructures doivent continuer à être supportées ».

La porte-parole demande donc la collaboration du public. « Il va falloir que les gens soient au rendez-vous. Il va y avoir moins de monde. Les gens vont avoir en quelque sorte une expérience VIP, pour une des rares fois qu’ils pourront la vivre ainsi à Calypso. »