Depuis le début de la crise sanitaire, les personnes âgées sont les plus touchées, tant par la maladie que par l’isolement qui l’accompagne.
Depuis le début de la crise sanitaire, les personnes âgées sont les plus touchées, tant par la maladie que par l’isolement qui l’accompagne.

Briser l’isolement des aînés dans les Comtés unis de Prescott et Russel

Le programme de formation Briser l’isolement offre aux aînés des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) d’apprendre les rudiments des nouvelles technologies pour mieux communiquer avec leurs proches pendant la pandémie de COVID-19. 

Depuis le début de la crise sanitaire, les personnes âgées sont les plus touchées, tant par la maladie que par l’isolement qui l’accompagne. «Notre mandat est d’aider ces gens-là qui en ont besoin à bien utiliser les communications numériques pour pouvoir communiquer avec les membres de leur famille, que ce soit par Zoom, par Microsoft Team, créer une adresse courriel, recevoir des photos», indique Sylvie Leclair, directrice adjointe au centre Moi j’apprends, l’organisme derrière le projet Briser l’isolement. 

Le centre Moi j’apprends offrait déjà depuis plusieurs années des cours et de la formation en français, en mathématiques et en informatique pour permettre aux adultes de l’Est ontarien de développer leurs compétences. «On offrait quand même des cours avant pour les personnes aînées dans nos locaux. C’était déjà là. Par contre, le modèle qu’on propose est vraiment relié à la pandémie pour permettre [aux aînés] d’avoir plus d’habiletés.» 


« On semble répondre à un besoin. »
Sylvie Leclair

Ainsi, les personnes âgées de 55 ans et plus prennent contact par téléphone avec l’organisme. Ils peuvent par la suite avoir accès à des formations téléphoniques ou par vidéo et reçoivent des feuilles de route pour mieux s’orienter. «Tout se fait à distance. Par contre, si quelqu’un veut vraiment passer nous voir, ça va être par rendez-vous, explique Mme Leclair. On est ouverts.» 

Pendant la pandémie, le réel besoin pour ce genre de service s’est rapidement fait sentir, mentionne Mme Leclair. Actuellement, pas moins de neuf formateurs et formatrices participent au projet. «On reçoit des demandes régulièrement. C’est certain que les gens apprécient notre soutien. C’est sûr que c’est à la petite échelle, on vient de commencer. Mais il y a un engouement qui se développe, donc c’est certain qu’on veut continuer à [faire parler de nos services]. C’est au fur et à mesure qu’on reçoit des demandes. On semble répondre à un besoin.» 

Le projet Briser l’isolement est financé jusqu’en mars 2021 par les CUPR, souligne Mme Leclair. «C’est certain qu’on se doit premièrement de répondre aux besoins de la population de Prescott-Russell en priorité. Par contre, si on a des besoins ailleurs, autres que les CUPR, on a un bureau à Ottawa et à Cornwall, si jamais.» Après cette date, il faudra réévaluer la pertinence de la démarche et les besoins auxquels le projet a répondu de façon concrète. «Est-ce qu’on devra l’adapter différemment? On devra voir l’impact [que ça a eu], indique Mme Leclair. Mais c’est sûr, on a un engagement avec les CUPR et on sera présent [au moins] jusqu’à la fin mars. On est prêts.»