À Casselman, le nombre de personnes âgées qui utilisent la banque alimentaire augmente.

Banque alimentaire: le vieillissement de la population inquiète à Casselman

Dans cette communauté à la population grandissante qui a récemment changé son statut de «village» à «municipalité», c’est surtout l’augmentation de la population aînée qui inquiète les responsables de la Banque alimentaire de Casselman.

Au cours des trois dernières années, la proportion d’adultes ayant un revenu d’emploi qui ont accédé aux banques alimentaires de l’Ontario a augmenté de 27 %, d’après le plus récent rapport de Feed Ontario. 

Selon la présidente de la Banque alimentaire de Casselman, Diane Perreault, cette augmentation est due en partie au vieillissement de la population. «C’est notre plus grand défi, l’augmentation des personnes âgées. Moi, j’ai beaucoup de difficulté avec ça, que ces gens-là soient obligés de passer par la banque alimentaire.»

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Et cette hausse de l’utilisation des services ne s’améliorera pas, juge-t-elle, puisque le coût de l’épicerie devrait augmenter au cours de la prochaine année. «Je n’ai aucune idée comment les gens vont faire.»

La responsable de la banque alimentaire se dit toutefois heureuse de la bonté de cœur des élèves du secondaire de la municipalité, qui offrent souvent leur aide dans le cadre des programmes de bénévolat de leurs écoles. «Ces jeunes-là, après qu’ils ont fait leurs 40 heures de bénévolat, ils reviennent souvent.»

La banque alimentaire de Casselman a été fondée à la suite de la tempête du verglas de 1998, qui avait frappé de plein fouet la région. Aujourd’hui, les bénévoles qui y travaillent desservent 637 familles de Casselman, de Crysler et de St-Albert. 

À Clarence-Rockland

La vice-présidente de la Banque alimentaire de Clarence-Rockland, Nicole Gaul, espère ne pas avoir à rationner les portions en raison de la hausse de l’utilisation des services de banques alimentaires dans la province. «Dans le moment, on est chanceux, ça n’arrive pas. Mais on n’a pas de boule de cristal. On ne peut pas prévoir ce qui va se passer. Il y a des années où ça va bien, d’autres, moins. Mais on ne veut pas les chatouiller avec des petites portions, on veut vraiment les aider.»