Pour permettre aux Franco-Ontariens de s'afficher fièrement, des Monuments de la francophonie ont commencé à voir le jour à Ottawa et dans l'Est ontarien au cours de la dernière décennie.

Alfred-Plantagenet veut son Monument de la francophonie

La municipalité d'Alfred-Plantagenet, dans l'Est ontarien, veut elle aussi son Monument de la francophonie.
À l'instar de Clarence-Rockland, Casselman et bientôt Hawkesbury, Alfred-Plantagenet voudrait voir le lys vert et blanc flotter dans le ciel. La communauté a d'ailleurs commencé à s'organiser.
«Nous voulons que notre identité soit visible et démonter que nous sommes bien là. Nous ne voulons pas faire compétition aux autres municipalités qui ont un monument. Nous voulons simplement démontrer que nous sommes francophones et également accueillants pour tous», a déclaré le maire d'Alfred-Plantagenet, Jean-Yves Lalonde.
Le Monument de la francophonie pourrait être érigé sur les terrains du campus d'Alfred de l'Université de Guelph.
«On aimerait pouvoir inaugurer le monument de la francophonie en 2015, l'année qui marque les 400 ans de présence francophone en Ontario. C'est un projet qui est ambitieux, mais on y croit. De plus, le campus d'Alfred est l'endroit tout désigné pour un tel projet: il est au centre du village et en bordure de la route 17», estime la directrice du campus, la Dre Renée Bergeron.
Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario se réjouit d'ailleurs du projet. «Nous ne pouvons qu'applaudir cette initiative. [...] Le monument de la francophonie, c'est un emblème qui démontre la fierté des Franco-Ontariens. À la veille du 400e anniversaire de présence francophone en Ontario, c'est une bonne nouvelle de constater que les communautés se rassemblent pour exprimer leur fierté franco-ontarienne.»