Alexandria fête ses 200 ans cette année.

Alexandria souffle 200 bougies

Le petit village d’Alexandria, dans l’Est ontarien, célèbre son 200e anniversaire cette année.

Situé dans la municipalité de Glengarry-Nord, Alexandria est constitué à 50 % d’anglophones et à 50 % de francophones. 

Pour le maire Jamie Macdonald, qui a grandi dans ce village, cette diversité représente une grande fierté. « Entre communautés linguistiques, nous sommes toujours tous bien entendu, ça n’a jamais été un problème. Si un client francophone entre dans une boutique, les employés vont changer immédiatement de l’anglais au français pour le servir, et vice-versa. Les gens sont très accommodants ici. Nous avons un beau mélange. »

Cette camaraderie entre les francophones et les anglophones est aussi ressentie par les résidents d’Alexandria. Lise Laperrière et Claude Sauvé, un couple de Québécois à la retraite qui ont quitté leur terre natale pour s’installer dans ce petit village en 2017, se considèrent aujourd’hui comme de fiers Franco-Ontariens. 

« À Alexandria, souvent les gens voient que je vais essayer de m’exprimer en anglais, ils vont faire un effort, la plupart des gens ici sont bilingues. C’est sûr qu’il y en a qui sont plus à l’aise avec l’anglais, mais tu vois toujours qu’ils font vraiment un effort. Moi je l’apprécie », souligne Lise. 

Il y a environ trois ans, le couple à la retraite était à la recherche d’un bord de l’eau, à moins d’une heure d’une grande ville. « On est venu ici, et on est tombé en amour, avance Claude. On est allé dans ce petit restaurant, le North Glengarry, c’est un ancien moulin. 

À l’intérieur, c’est de toute beauté. On a mangé, les gens étaient tellement gentils et accueillants. »

Au lendemain, Lise et Claude étaient déjà de retour à Alexandria pour faire une offre sur une maison, et ils sont retournés au même restaurant. « La serveuse nous a reconnus. Je n’en revenais pas, peu importe l’endroit où on allait, on avait un service en français. Même dans certains secteurs de Montréal, j’ai été reçu plus durement, parce que je ne parlais pas anglais », remarque Claude. 

Claude Sauvé et Lise Laperrière, un couple de Québécois à la retraite, se sont installés dans ce petit village en 2017. Ils se considèrent aujourd’hui comme de fiers Franco-Ontariens.

Un développement économique difficile

Le maire MacDonald juge que depuis les 40 dernières années, la population d’Alexandria demeure stagnante. Ce manque de croissance démographique peut être expliqué par le fait que les lagunes du village débordent. « Nous y travaillons. En ce moment, nous faisons une évaluation environnementale. Nous espérons pouvoir recommencer à développer le village. »

Si les lagunes n’étaient pas aussi pleines, les entreprises pourraient y voir leur comble, croit-il. « Nous avons un parc magnifique, un aréna, un centre récréatif intérieur qui habite un terrain de tennis, de soccer, et une piste d’athlétisme. Nous avons même un hôpital. Plusieurs développeurs sont prêts à agrandir, ils voient la valeur de nos grands atouts en loisirs, notamment. Nous avons beaucoup d’installations que bien des petites municipalités n’ont pas. »

Les membres du conseil municipal se sont récemment réunis afin de discuter de leur vision pour les prochains quatre à dix ans. Les conclusions de ces discussions et des consultations publiques devraient être rendues publiques au mois de mai. 

À l’occasion du 200e, un livre commémoratif dans les deux langues officielles composé d’images historiques sera dévoilé jeudi.