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À Casselman, nombreuses sont les entreprises qui aident à renflouer les coffres de la banque alimentaire locale en denrées et en fonds.
À Casselman, nombreuses sont les entreprises qui aident à renflouer les coffres de la banque alimentaire locale en denrées et en fonds.

Aide aux plus démunis: les gros joueurs sont la clé à Casselman

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
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Quand il est question d’aider les plus démunis, chaque petit don est important. Mais la municipalité de Casselman, dans l’Est ontarien, peut aussi compter sur une implication hors pair des grands commerçants du secteur pour venir en aide aux gens dans le besoin.

«On a amassé 10 000$ pour la banque alimentaire en trois semaines!», se réjouit Alain Lafrenière, gérant de l’épicerie Metro de Casselman. Pour la première fois cette année, en plus des sacs de denrées habituels, l’épicerie a voulu mettre les bouchées doubles et faire également une collecte de fonds en argent pour les plus défavorisés. «On fait partie de la communauté et comme entreprise, on doit aider la communauté qu’on sert.» La succursale ne lésine donc pas les efforts pour aider les plus démunis pendant la période du temps des fêtes, mais aussi tout au long de l’année.

À gauche, le gérant de l'épicerie Métro de Casselman, Alain Lafrenière. À droite, le maire de Casselman, Daniel Lafleur.

Mais M. Lafrenière est loin d’être le seul propriétaire à mettre la main à la pâte. À Casselman, nombreuses sont les franchises de grandes chaînes d’alimentation ou de commerce de détail qui cumulent les initiatives pour renflouer les coffres de la banque alimentaire locale en denrées et en fonds. La banque alimentaire de Casselman dessert actuellement 727 familles de la municipalité et des villages avoisinants, et prévoit de concocter quelques centaines de paniers de Noël.

«Quand la viande est deux jours avant la date de péremption, on l’enlève des tablettes, on la congèle tout de suite et on la donne à la banque alimentaire», explique pour sa part le propriétaire et gérant de la succursale Tigre Géant de Casselman, André Ferland. «Chaque semaine, on leur remet une bonne boîte de viande. C’est notre politique, on sait qu’ils en ont besoin», explique-t-il, en précisant que son commerce cumule lui aussi les initiatives d’aide.

Le propriétaire de la succursale Tigre Géant de Casselman, André Ferland.

Même écho du côté de Daniel Nadon, propriétaire de l’épicerie No Frills, qui s’attelle à la tâche d’aider les démunis depuis plus d’une quinzaine d’années. «La communauté, elle m’a toujours supporté, c’est important de redonner», souligne-t-il. «[La banque alimentaire] a juste à nous téléphoner et ils viennent ramasser leurs denrées. C’est un temps encore plus dur pour bien des personnes. On sait qu’il y a des gens qui ne se relèveront pas de [la pandémie]. On est choyés d’être dans le bon domaine pour pouvoir aider.»

Le propriétaire de la succursale No Frills de Casselman, Daniel Nadon.

Le maire de Casselman, Daniel Lafleur, se dit choyé de pouvoir compter sur l’aide de partenaires d’envergure pour tenter d’enrayer la faim dans sa municipalité, alors que la pandémie a forcé plusieurs banques alimentaires à mettre la clé sous la porte. Pourtant, les besoins sont plus grands que jamais. «Sans eux, on ne pourrait pas fournir ou servir les familles qu’on sert à l’heure actuelle. On ne pourrait pas donner plus de 200 paniers de Noël. Ils ont un cœur généreux constant», conclut le maire.