Charles Despins du mouvement Action Champlain

Action Champlain veut l’appui du canton

Le mouvement Action Champlain souhaite que le canton de Champlain participe financièrement aux procédures devant la Commission des affaires municipales de l’Ontario (CAMO).

Le regroupement opposé au projet de cimenterie de la compagnie Colacem s’est présenté devant le conseil municipal, mardi soir, afin de solliciter un partenariat avec la municipalité.

Action Champlain a fait appel à la CAMO de la décision du conseil des Comtés unis de Prescott-Russell d’approuver une modification au Plan officiel afin de permettre la construction de la cimenterie.

« (...)Cet effort est très, très coûteux, car il implique des honoraires d’avocats et d’experts techniques pour deux années de préparatifs et 21 jours d’audiences à la CAMO. Il s’agit d’une lutte entre David et Goliath, car nous nous opposons ici à une grande entreprise multinationale qui désire imposer sa volonté à notre communauté, et ce, malgré l’opposition de la population et de son Conseil municipal », a souligné Charles Despins, membre d’Action Champlain.

L’organisme demande à la municipalité de contribuer la moitié des fonds nécessaires afin de mener à terme les procédures devant la CAMO.

Pour sa part, le canton de Champlain doit également se défendre à la Commission après avoir rejeté une demande de changement de zonage fait par Colacem Canada.

Selon le maire de Champlain, Gary Barton, un montant de plus de 7000 $ a été dépensé jusqu’à présent en frais juridiques. Un montant de 15 000 $ supplémentaire figure au budget cette année.

« Je crois que ce ne sera pas assez », s’est limité à dire le maire.

Quant à lui, le mouvement d’opposition compte uniquement sur l’appui des citoyens.

D’ailleurs, plus de 100 000 $ auraient été récoltés pour la cause. De cette somme, 70 000 $ ont déjà été dépensés dans la préparation des différents dossiers. L’argent demandé à la municipalité servirait principalement à couvrir les honoraires d’experts et non les avocats.

Pour Action Champlain, l’engagement de la municipalité serait une suite logique puisque le canton s’oppose déjà au projet.

« Pourquoi faire deux défenses ? Pourquoi payer en double ? questionne, pour sa part, Chantale Ladouceur, du mouvement Action Champlain. L’objectif de notre démarche est de se battre ensemble de façon équitable pour la même cause ».

À la fin, le conseil municipal n’a pas pris de décision immédiate préférant étudier la demande.

C’est en septembre prochain que les arguments de Colacem Canada et Action Champlain seront présentés devant la CAMO.