Le directeur général des CUPR, Stéphane Parisien

299 millions pour améliorer la connectivité cellulaire

Un projet visant à améliorer la capacité cellulaire est en cours dans l'Est ontarien. Les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) se disent prêts à se joindre à une vingtaine de municipalités afin de combler les lacunes de la couverture cellulaire dans la région.
« On sait tous qu'il y a des endroits mal couverts dans notre région et il arrive souvent qu'on perde le signal en plein appel téléphonique. On le vit tous », a fait valoir le directeur général des CUPR, Stéphane Parisien. 
Au total, quelque 23 partenaires seront appelés à contribuer au projet mené par le Réseau régional de l'Est ontarien (RREO), une filiale de l'Eastern Ontario Wardens' Caucus.  
Le projet prévoit la couverture de 99 % du territoire de l'Est ontarien en plus d'augmenter la capacité à répondre à la demande grandissante pour les données mobiles. 
Le projet prévoit également la création d'un service de réseau à large bande réservé uniquement aux services d'urgence.  
Le coût total est évalué à environ 299 millions $. 
Les municipalités participantes devraient financer, à parts égales, un montant total d'un peu plus de 14 millions $. Des demandes de financements seront également faites auprès des gouvernements provincial et fédéral. Pour les CUPR, cela représente un coût d'environ 619 000 $.
Les montants demeurent encore préliminaires, entre autres parce que toutes les municipalités doivent d'abord signifier leur participation sans quoi il pourrait en coûter plus de 1 million $ pour les comtés. 
Les CUPR adopteront une résolution en faveur du projet lors d'une prochaine réunion. 
Selon le maire de Russell, Pierre Leroux, l'amélioration du signal cellulaire est primordiale. 
« C'est un endroit ou on ne peut prendre du retard, surtout d'un point de vue économique. Si nous avons des problèmes avec les téléphones cellulaires, ça pourrait nuire à l'arrivée de nouvelles entreprises », a souligné M. Leroux. 
La mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois, émet toutefois des réserves. 
Elle déplore notamment que le premier projet du RREO pour un accès à internet haute vitesse n'ait pas connu que du succès. 
« Ce que j'entends des entreprises, c'est que le service internet n'est pas mieux. Disons que j'appuie la décision du conseil, mais ils (RREO) doivent faire leurs preuves », a commenté la mairesse.