Est ontarien

Prescott-Russell munit ses ambulances de meilleurs gyrophares

Les ambulances des Services d’urgence de Prescott et Russell seront munies de gyrophares bleus grâce à une modification au Code de la route en juillet dernier. Ces nouveaux gyrophares permettront aux automobilistes de mieux percevoir les véhicules d’urgence, surtout la nuit ou lors d’intempéries.

Les policiers utilisent déjà ces gyrophares bleus sur leurs véhicules depuis 2007. « Beaucoup disent que nos gyrophares imitent ceux des policiers, et c’est vrai. On veut se faire remarquer pour être plus sécuritaire », affirme la surintendante des programmes et logistiques des Services d’urgence de Prescott et Russell, Sabrina Rodrigue.

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Un rendez-vous des saveurs locales à Russell

Pour la troisième année de suite, le Rendez-vous des saveurs locales de Russell a été un franc succès, selon les organisateurs. Le bénéficiaire de cette année, Amies pour la vie, a reçu un chèque de 7 874 $ de la municipalité de Russell, et un second de 2 000 $ de la part de la Caisse populaire Nouvel-Horizon.

Le 13 octobre dernier, au Centre communautaire d’Embrun, les 22 marchands derrière leurs kiosques ont fait découvrir leurs produits à plus de 450 visiteurs qui ont assisté à l’événement.

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Vers une nouvelle caserne à Casselman

Vieille de plus de 100 ans, la caserne de pompiers de Casselman doit être reconstruite. Travaillant dans un établissement aussi peu spacieux que sécuritaire, les pompiers du petit village devraient avoir leur nouveau bâtiment de Service des incendies d’ici 2020.

Dimanche dernier, la députée provinciale Amanda Simard et le député fédéral Francis Drouin sont venus visiter la caserne pour constater l’état des lieux.

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Daniel Lafleur prêt à servir Casselman

Quand Daniel Lafleur a annoncé sa candidature à la mairie de Casselman, en mai dernier, tous les candidats inscrits se sont retirés de la course, laissant la voie libre à M. Lafleur. Celui qui remplacera le maire sortant Conrad Lamadeleine n’a que d’éloges à proférer envers cet homme qui a desservi le village pendant une vingtaine d’années.

Jusqu’à quelques minutes avant la fin de la période de candidature à la mairie, à 14 h, Daniel Lafleur se disait fin prêt à se livrer à une élection en bonne et due forme. Ce n’est qu’à 13 h 55 que celui-ci a appris que Conrad Lamadeleine retirait sa candidature.

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Sirois ne pourra pas être conseillère de Casselman

La conseillère municipale récemment élue de Casselman, Joanne Sirois, doit refuser son nouveau rôle, pour des raisons légales.

Après avoir célébré son élection à titre de conseillère municipale du village de Casselman, Mme Sirois a appris de l’organisation pour laquelle elle travaille, Co-operators Assurance, qu’une récente politique l’empêche d’exercer un rôle pour lequel elle est élue. Cette politique stipule qu’un poste obtenu par élection pourrait constituer un conflit d’intérêts.

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Un nouveau maire à Champlain

Après avoir passé une douzaine d'années sous le règne de Gary Barton, la population du canton de Champlain a élu un nouveau maire, le 22 octobre dernier. Normand Riopel est celui qui prendra les rênes.

Une élection à la mairie ne donne pas froid aux yeux de Normand Riopel, lui qui œuvre comme conseiller municipal de Longueuil depuis 27 ans déjà. Il a remporté 36 % des voix dans une course contre quatre adversaires.

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Un 16e monument de la francophonie en Ontario

Le village d’Embrun est dorénavant la 16e communauté de l’Ontario à arborer un monument de la francophonie sur son territoire. La cérémonie d’inauguration a fait place à une panoplie de fiers Franco-Ontariens, mardi matin.

L’artiste-concepteur et dessinateur du monument, Gilles Davidson, s’est dit très satisfait de l’architecture de l’œuvre. Il a parlé entre autres du chiffre 3, symbole omniprésent au sein de l’architecture : le flambeau, ses trois flammes et ses trois côtés, le lys et le trille, qui eux comprennent également trois parties. Sans compter le devant de l’édifice qui intercale lui aussi trois parties, de même que sur le côté nord de l’œuvre. « L’ensemble du monument pourrait être placé dans un immense triangle, composé de plusieurs petits triangles. Le triangle est symbole de force et de stabilité », a affirmé M. Davidson. 

Par ailleurs, l’intention derrière la forme en « V »  du monument est de ressembler « aux bras ouverts et à l’accueil de la communauté francophone de la région d’Embrun ». La base de la structure est emblématique : composée entièrement de granite gris, elle soutient les tableaux de granite noir sur lesquels sont inscrites les grandes lignes de l’histoire des francophones d’Embrun. Le centre de l’œuvre offre une grande place à la communauté artistique de la région et à sa jeunesse. 

D’ailleurs, les écoles de partout en région étaient présentes lors de l’inauguration. Bien que la plupart des élèves étaient à la cérémonie en tant que spectateurs, certains d’entre eux se sont prêtés au jeu en mettant en scène l’histoire de la francophonie embrunoise. 

Les membres de la communauté ont pris part à une capsule de temps, enterrée à même le site, et qui ne sera ouverte qu’en 2043. 

Pour la députée provinciale de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, cette cérémonie était d’une grande importance. « C’est vraiment spécial pour moi, parce qu’ici c’est chez nous. Je suis née et j’ai grandi ici. Je vis encore ici. On prend notre place. C’est un beau legs. »

Le monument de la francophonie d’Embrun est à M. Davidson ce qu’une fleur est à son jardinier. « Le monument récolte et le monument sème. Il sème la fierté de faire partie d’une communauté qui est exceptionnelle, une communauté chaleureuse et ouverte, engagée. Il sème la fierté de faire partie d’une plus grande famille, qu’on appelle la famille franco-ontarienne. Le monument récolte une histoire qui n’est pas encore terminée, qui ne fait que débuter. »

Campagnes de financement

Il faut dire que les Embrunois ont de bonnes raisons de célébrer. La campagne de financement en vue de la construction avait connu un très grand succès. 

En avril 2018, l’objectif de 300 000 $ avait déjà été surpassé, faisant exploser le thermomètre situé à côté de la caisse populaire Nouvel Horizon d’Embrun, site du monument. Au final, le comité a annoncé mardi qu’il avait atteint les 400 000 $, soit le double de ce qui était souhaité.

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Stéphane Sarrazin, le maire transparent d’Alfred-Plantagenet

Le nouveau maire d’Alfred-Plantagenet Stéphane Sarrazin a remporté 55 % des voix lors des élections municipales ontariennes, le 22 octobre dernier. Un nouveau défi qu’il souhaite relever en misant tout sur la transparence et sur l’engagement communautaire.

Natif d’Alfred, Stéphane Sarrazin a toujours ressenti un sentiment d’appartenance fort envers sa municipalité. Engagé au sein de divers organismes à buts non lucratifs et de différents comités, le nouveau maire d’Alfred-Plantagenet trouvait que les résidents n’étaient pas assez au courant des activités du conseil municipal. «Mon but, c’est de rapprocher la communauté à la politique municipale. J’allais à des réunions, et je sentais que les gens qui payent des taxes n’étaient pas au courant de ce qui se passait. Quand venait le temps de prendre des décisions majeures, on n’avait pas la chance de consulter ces citoyens.»

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Bernadette Clement, première femme noire mairesse de l’Ontario

L’élection de Bernadette Clement à titre de mairesse de Cornwall a causé tout un émoi au sein des différentes communautés de l’Ontario. C’est qu’en plus d’être la première femme noire mairesse en province, elle est aussi francophone. Tour d’horizon de ses réalisations et de ses priorités.

Avocate et politicienne d’expérience, Mme Clement a remporté facilement la victoire, avec 53,86 % des suffrages. Le candidat qui est arrivé derrière elle, David Murphy, n’a obtenu que 24,5 % des votes.

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L’Est ontarien a voté en grand nombre

Le taux de participation est souvent source de déception lors d’élections municipales. La moyenne ontarienne se situe autour de 40 % depuis les années 80. L’Est ontarien semble pourtant épargné du désamour de ses urnes cette année, avec une moyenne de 48 %. Deux municipalités de la région, Champlain et Casselman, en sont sorties grandes gagnantes lors des dernières élections municipales.

63 % des électeurs de Champlain ont voté, en ligne ou par téléphone, lors des élections municipales du 22 octobre. Cela représente une hausse de 19 % comparativement aux élections de 2014. C’est presque autant qu’aux fédérales de 2015. Selon la greffière de la municipalité Alison Collard, cette augmentation est entre autres due à un vent de changement au sein du conseil. 

« C’est la première fois depuis 1997 qu’il y a élection pour un maire. Habituellement, personne ne se présente et il est élu par acclamation. Depuis les années 2000, c’est la plus grosse élection qu’on a eue », a indiqué Mme Collard.

La greffière de Champlain est également d’avis que le vote par Internet en est pour quelque chose. « Avant, on avait seulement le vote par téléphone. Depuis 2003, on peut voter par Internet. Peut-être que c’est plus accessible pour les gens », avance-t-elle. 

À Casselman, les résultats sont encore plus impressionnants : Seulement 39 % des électeurs n’ont pas voté. Donnée surprenante, puisque le maire du village avait déjà été élu par acclamation. Cela signifie que 61 % de la population s’est rendue aux urnes uniquement pour l’élection du conseil municipal et des conseils scolaires francophones. 

La professeure et spécialiste de politique municipale à l’Université d’Ottawa Caroline Andrew associe cet engouement pour les élections municipales à celui qu’ont les électeurs pour leur communauté. « Dans les petites communautés, le quartier devient important pour les gens, les services locaux comme les parcs deviennent importants pour cette partie de la population. Les jeunes familles et les personnes âgées tiennent à rester à Casselman, constate Mme Andrew, et à mesure que les gens vieillissent, ils deviennent dépendants de ces services »

Celle-ci souligne aussi les craintes que les électeurs puissent avoir face aux menaces du gouvernement Ford de réduire les conseils municipaux de la province. « Le contexte ontarien a rendu les gens plus sensibles avec la possibilité d’une absence des services locaux. Ce seraient des services qui ne correspondent pas », explique-t-elle.

Pour le greffier de Casselman, Sébastien Dion, le haut taux de participation dans son village est expliqué par la publicité. « Le village a mis de la promotion dans les journaux locaux, a envoyé des messages texte pour rappeler de venir voter à l’Hôtel-de-Ville pour les gens qui n’ont pas reçu leur lettre. Les conseillers municipaux aussi ont été très actifs, ils ont fait beaucoup de porte-à-porte et de promotion », soutient-il. 

Toujours dans l’Est ontarien, les Hawkesburiens sont troisièmes au podium du plus haut taux de participation, à 52 %. Cornwall est la ville de l’Est ontarien où les électeurs se sont le moins prononcés, avec un taux de 38 %. C’est aussi l’une des seules municipalités où le vote par Internet n’est pas disponible.