Est ontarien

Carrefour Santé d'Orléans: premières esquisses dévoilées

Les premières esquisses du nouveau carrefour de la santé d’Orléans ont été dévoilées, jeudi soir.

Plus d’une centaine de personnes, incluant la ministre déléguée aux Affaires francophones et députée d’Ottawa-Orléans, Marie-France Lalonde, ont participé à l’assemblée publique qui avait pour but de faire le point sur ce projet,  évalué à environ 60 millions $, qui est en branle depuis près d’une décennie.  

Le carrefour offrira plusieurs services de santé de premier plan sous un même toit, dont des soins ambulatoires, des services de santé mentale et de mieux-être, des services gériatriques, de l’imagerie diagnostique ainsi que des soins de réadaptation. L’immeuble sera érigé à l’intersection du chemin  Mer Bleue et du boulevard Brian Coburn.

Plusieurs partenaires ont pris part au projet dont l’hôpital Montfort, Santé publique Ottawa, le Réseau local d’intégration des services de santé de Champlain, le Centre hospitalier pour enfants de l’Est de l’Ontario, le Centre de ressources de l’Est d’Ottawa, Soins continus Bruyère, les Services communautaires de géronto-psychiatrie d’Ottawa et leBureau des services à la jeunesse.

Au cours de l’été, les partenaires ont pris part à plus de 25 ateliers de travail visant notamment à déterminer les services qui y seront réunis et les premières esquisses de l’édifice. 

Une subvention de 5 millions $ du gouvernement de l’Ontario a permis ces premiers pas. 

« L’argent nous a permis d’embaucher tout le personnel nécessaire pour la planification », a précisé Lise Vaillancourt, directrice du projet pour Montfort. 

Les idées tirées de ces ateliers ont ensuite été remises aux architectes du projet. 

Sondage

L’an dernier, un sondage a été mené auprès de la population afin de déterminer les besoins par rapport au carrefour. Au total, 476 personnes ont répondu au sondage qui a révélé que les gens souhaitent avoir un stationnement accessible et gratuit, un accès facile à l’entrée de même qu’un environnement amical. 

« Les gens nous ont notamment précisé qu’ils ne veulent pas d’un environnement évoquant un hôpital », a souligné Mme Vaillancourt. 

On en connaît un un peu plus sur l’échéancier pour la construction de l’édifice. 

Actuellement, le projet en est encore à la phase de production des plans architecturaux mais un plan complet sera soumis à la province d’ici les prochains mois. 

Selon Marie-France Lalonde, les appels d’offres pour la construction pourraient être faits dès le milieu de l’année 2018 et le début de la construction en 2019.

Est ontarien

Budget 2018 à Clarence-Rockland: augmentation de taxe à l’étude

La Cité de Clarence-Rockland passe son budget de 2018 en revue cette semaine avec une augmentation prévue de 2,29 % du taux d’imposition.

Le budget actuellement à l’étude affiche des dépenses de 40,6 millions $, soit une augmentation de plus de 1,1 million $ par rapport à l’an dernier. 

Les contributions additionnelles des propriétaires fonciers s’élèveraient à environ 427 000 $. 

La facture moyenne d’un contribuable, dont la maison est évaluée à 290 000 $, augmenterait donc de 43 $. À cela s’ajoute une augmentation de 21 $ pour la consommation moyenne d’eau. 

Cette année, la Cité de Clarence-Rockland doit composer avec plusieurs imprévus. L’impact fiscal le plus important découle du projet de loi 148 de l’Ontario. Celui-ci propose des modifications concernant le minimum d’heure par quart de travail et le taux horaire des employés à temps partiel. 

Si le projet de loi 148 est adopté sans modifications, la Cité aurait des dépenses supplémentaires de 1,7 million $, soit 9,35 % du budget. 

Les coûts des inondations du printemps et les salaires des employés auront également un impact à la hausse sur les finances de la municipalité.

Le conseil municipal tiendra une dernière réunion le 4 décembre pour finaliser le budget 2018.

Est ontarien

«Alliés» contre la violence faite aux femmes

Cinq hommes de Casselman ont décidé de devenir les premiers agents de changement dans la lutte contre la violence fait aux femmes en prêtant leur portrait à la campagne « Alliés ». Il s’agit d’une initiative lancée jeudi par Centre Novas-CALACS francophone de Prescott-Russell en partenariat avec la Coalition de Prescott-Russell.

D’ici peu, les gens commenceront à apercevoir des affiches bilingues présentant un de ces cinq hommes, les Alliés, connus de leur communauté, visant à sensibiliser les gens à la cause de la violence faite aux femmes et des agressions à caractère sexuel. 

« Par alliés, on ne veut pas dire prendre la place ou parler pour les femmes, mais plutôt d’appuyer leurs revendications et actions auprès de la communauté. Ces alliés, dans leur quotidien, adoptent une attitude responsable et non sexiste », a souligné Anne Jutras, directrice générale du Centre Novas-CALACS.

La campagne a choisi des participants de Casselman qui sont déjà engagés dans la Marche des hommes : « un mille en talons hauts ». Le souhait du Centre Novas est éventuellement d’aller chercher de nouveaux alliés. « Notre intention est de pouvoir le faire dans plusieurs communautés. Ainsi, toute la communauté de Prescott et Russell va pouvoir se reconnaître à travers ces gens connus », a souligné Mme Jutras.

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CUPR: hausse de taxe limitée à 2,7 %

La hausse de taxe devrait être limitée à 2,7 % pour le prochain budget des Comtés unis de Prescott et Russell. C’est ce qu’a annoncé la trésorière des CUPR, Julie Ménard-Brault, mercredi.

Lors de la présentation du budget préliminaire en début d’octobre, une hausse de 5,4 % avait d’abord été proposée. Cette hausse ne plaisait pas aux huit maires qui ont suggéré plusieurs compressions afin de réduire la hausse à environ 3,5 %. Parmi les compressions suggérées, il était question de réduire de 500 000 à 250 000 $ les réserves pour le Centre d’accueil Roger Séguin. La réserve pour l’élargissement de la route 17 est aussi passée de 500 000 $ à 250 000 $. Ce même montant a été retiré de la réserve pour la construction d’une nouvelle résidence de soins de longue durée. 

Le service des finances a poursuivi sur son élan afin de trouver des économies.  

Des salaires ont été revus à la baisse pour des postes qui ne seront soit pas pourvus ou qui ont été modifiés. 

Il y a également eu des ajustements au niveau des taxes, a affirmé Mme Ménard-Brault, en précisant qu’un montant de 60 000 $ en revenu supplémentaire avait été enregistré au niveau des taxes. 

À cela s’ajoute le report d’achat de matériel non essentiel, l’annulation de formation aux employés et le report travaux d’entretien et de réparation non urgent.  

« On a également fait des révisions au niveau des revenus pour le service d’urgences à la suite de la réception de la confirmation d’une subvention pour 2017. Ça nous a donné un indice sur les revenus que nous allons recevoir en 2018 », a souligné Mme Ménard-Brault. 

Ainsi, la deuxième ronde de révisions budgétaires se traduit par une économie de 332 700 $. En fin de compte, un montant de 1,66 million $ sera économisé permettant de réduire la hausse de taxe à 2,7 %. 

Selon la trésorière, d’autres compressions ne sont pas envisageables. 

De fait, de la hausse de taxe proposée, un montant de 472 000 $ est prévu pour le service de répartition des appels d’urgence qui représente une nouvelle dépense pour les CUPR. Il y a également un montant de 200 000 $ qui financera un projet, commandé par l’Eastern Ontario Wardens’ Caucus, visant à améliorer la connectivité cellulaire dans l’Est ontarien. 

« Si j’enlève ces deux dépenses, notre augmentation serait de 1 %, a commenté Mme Ménard Brault. Je pense donc que c’est acceptable ».

Est ontarien

Le circuit patrimonial est inauguré

Les résidents et les visiteurs de la Cité de Clarence-Rockland pourront désormais en apprendre davantage sur l’histoire de la communauté de l’Est ontarien. C’est vendredi qu’on procédait à l’inauguration du Circuit patrimonial de Clarence-Rockland.

« L’histoire de la Cité de Clarence-Rockland est riche et très intéressante. Nos édifices sont beaucoup plus que des murs de brique et de bois. Ils sont des témoins du développement de nos villages », a souligné le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins. 

Rassemblant plus d’une soixantaine de points d’intérêts, le Circuit patrimonial permettra de découvrir l’histoire de la Cité et de ces bâtisseurs. Il s’agit du fruit d’un travail de plus d’un an mené par la Cité de Clarence-Rockland et la Société historique Saint-Pascal-Baylon.

« Depuis quelque temps déjà, le comité consultatif du patrimoine de Clarence-Rockland cherchait une façon de souligner la richesse patrimoniale de nos communautés. C’est ainsi que le projet est né », a souligné Michel Jubinville, président du comité du Circuit patrimonial de Clarence-Rockland.

Les faits historiques seront rapportés dans un dépliant ainsi que sur des panneaux historiques installés devant 40 bâtiments existants. Les dépliants proposeront quatre circuits différents qui guideront les touristes dans chacune des communautés. Le circuit sera également interactif grâce à une application GPS et un site web produit par BaladoDécouverte.

Grâce à une fonction GPS, l’application guidera les visiteurs en leur offrant des chemins à suivre. Ils auront accès à des photos d’archives et récentes qui seront accompagnées d’une description écrite ainsi qu’un extrait audio.

Les édifices choisis ont été sélectionnés pour leurs valeurs historiques et architecturales, de même que leur potentiel à devenir un attrait touristique basé sur son rôle dans le développement de la communauté.

Le public est aussi invité à proposer des endroits qui pourront être ajoutés dans l’application et le site web de BaladoDécouverte. 

Le projet du circuit en est actuellement à sa première phase, explique Justine Lamarche. Jusqu’à maintenant, la moitié des 40 panneaux ont été installés. L’application mobile et le site web BaladoDécouverte.com seront graduellement mis à jour. 

Pour la deuxième phase, qui sera complétée le 31 décembre 2018, d’autres panneaux seront installés et une version anglaise du site web et de l’application s’ajouteront ainsi que des extraits audios en français et en anglais. 

Les dépliants du circuit seront disponibles dans les prochaines semaines.

Est ontarien

Faux appels au 9-1-1: la PPO veut réduire les erreurs

La police provinciale de l’Ontario (PPO), détachement de Hawkesbury, souhaite réduire le nombre d’appels par erreur au service 9-1-1. Dans les prochaines semaines, des agents sensibiliseront les propriétaires de téléphones cellulaires en se rendant dans les écoles et les boutiques qui vendent les téléphones.

En 2016, sur environ 4000 appels reçus par la PPO, tout près de 500 ont été faits par erreur au service 9-1-1. Ce sont les chiffres qu’a dévoilés cette semaine Robert Lefebvre, président de la Commission des services policiers de Hawkesbury. 

« Chaque année c’est un problème. Ça représente environ 13 % des appels total. Il faut réduire ces appels. Si on peut libérer les agents, leur temps serait mieux consacré à faire des patrouilles », a souligné M. Lefebvre. 

Un des problèmes ajoute M. Lefebvre, c’est que souvent la personne compose par erreur le 9-1-1, mais n’avise pas le centre de répartition qu’il s’agit d’une erreur. Dès lors, les services policiers doivent obligatoirement faire un suivi. 

À cela s’ajoute le problème des appels par inadvertance (pocket-dials) où l’appel au 9-1-1 est effectué à l’insu du propriétaire du cellulaire. Selon le policier Mario Gratton, agent de sécurité communautaire à la PPO de Hawkesbury, le nombre d’appels de poche à augmenter ses dernières années. 

« Ce qui arrive c’est qu’aujourd’hui la plupart des cellulaires ont des écrans tactiles et s’activent dans la poche (ou sac à main) de la personne. Plusieurs ne désactivent pas la fonction d’appel d’urgence », a précisé M. Gratton. 

Un autre facteur qui contribue aux appels 9-1-1 par erreur concerne les téléphones cellulaires supposément désactivés. Souvent, ces appareils tombent entre les mains des enfants.

« Même si le cellulaire est désactivé, la fonction d’appel d’urgence demeure active souvent, mentionne l’agent Mario Gratton. Il faut rappeler aux gens de bien s’assurer que la batterie est retirée du téléphone ». 

Selon M. Gratton, les vieux téléphones cellulaires devraient également être retournés aux boutiques afin d’être recyclés. 

Outre la question du nombre d’appels, il est également question de la vigilance des agents qui doivent composer avec ces faux appels. 

« Ces appels placent nos policiers dans une situation ou il devient possiblement moins alerte dans un sens surtout lorsqu’un appel est reçu d’une tour. Et pendant que les policiers répondent à ces faux appels, il ne sont pas sur la route pour répondre à de vraies urgences », d’ajouter M. Gratton.

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Hawkesbury dit non à un développement commercial

Le conseil municipal de Hawkesbury ne permettra pas la construction d’un poste à essence le long du boulevard Chenail.

La décision du conseil avait précédemment été repoussée puisque le conseil devait passer en revue un rapport de la firme Lloyd Phillips & Associates ainsi qu’un rapport de son urbaniste, Manon Belle-Isle. 

Lors de sa réunion régulière, lundi, le conseil municipal a voté pour la recommandation de son urbaniste qui était de refuser la demande de modification de zonage pour le secteur faite par la compagnie Gestion Vitrico Ltee.  

La compagnie souhaitait notamment construire une station à essence ainsi qu’un lave-auto de même qu’un restaurant. 

Une demande de modification avait dès lors été déposée à la Ville. Le projet n’a toutefois pas obtenu l’approbation initiale de l’urbaniste. 

« L’analyse urbanistique démontre que le projet ne peut pas rencontrer les intentions du plan officiel de Hawkesbury. L’objectif des politiques du centre-ville vise plutôt des usages qui vont soutenir le centre-ville actuel, qui vont permettre aux gens d’y vivre », a précisé Pierre Ouellet, lisant la déclaration de l’urbaniste. 

Le conseiller Michel Thibodeau s’est toutefois rangé du côté de la croissance économique. Il affirme qu’un projet, présenté par une entreprise locale comme Gestion Vitrico Ltee mérite une approbation. 

« Nous avons tous mentionné que Hawkesbury a besoin de croissance et de création d’emplois. En 2015, la croissance a été de 0,48 %, en 2016, la croissance n’a été que de 0,26 % et en 2017 la base d’évaluation foncière à diminuer de plus de huit millions de dollars. Loin de ce qu’on espère avoir. Je crois que Hawkesbury va redevenir prospère avec des projets commerciaux tels que celui du développeur », a déclaré Michel Thibodeau. 

À cela, le conseiller ajoute également la création d’une trentaine d’emplois ainsi qu’un l’investissement de l’entreprise. 

« Pour moi, tout est bénéfique à la communauté. La demande d’amendement au règlement de zonage pour moi est valide », a ajouté le conseiller.

Pour la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois, il en va de la sécurité et de la fluidité de la circulation dans le secteur. Elle tient également à protéger la qualité de vie des résidents. 

« Pour ce coin, je trouve que c’est trop. Il y a déjà trop de circulation dans ce secteur et il faut garder en tête qu’il y a des gens qui ont acheté une qualité de vie. Je crois que c’est important et je ne peux donc pas appuyer une modification pour ces raisons », a affirmé Mme Charlebois.

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Hawkesbury se dotera d’un DG

L’administration de la Ville de Hawkesbury recréera de nouveau le poste de directeur général. La majorité du conseil municipal a voté en faveur d’une motion déposée par le conseiller Michel Thibodeau pour aller de l’avant dans ce dossier.

Rappelons que dans le cadre d’une restructuration par le présent conseil, le poste avait été aboli en décembre 2014 et remplacé par divers comités. Maintenant, selon le conseiller Michel Thibodeau, le poste de directeur général devient une nécessité. 

« La croissance économique sonne à la porte de la municipalité et plusieurs dossiers devront impliquer tous les comités et la disponibilité de ces membres de comité n’est pas sur une base journalière. La municipalité devra agir rapidement et de façon efficace dans ces dossiers », déclare M. Thibodeau dans sa motion.

La motion précise également que les comités seront maintenus. 

Seul le conseiller Pierre Ouellet s’est opposé à l’embauche d’un directeur général. Le conseiller aurait plutôt opté pour un employé responsable des grands projets de développements économiques de la municipalité.

« Je suis en désaccord avec ce qui est proposé ici. Il y a des éléments que je crois oui, il y a des projets qui s’en viennent. Je serais plus prêt à appuyer une personne en charge de ces grands projets-là », a ajouté M. Ouellet. 

Par le passé, le conseiller Daniel Lalonde avait, lui aussi, proposé l’embauche d’un directeur général en raison de la lourdeur du travail à accomplir au sein des comités. 

« Je maintiens que pour avoir une saine gestion d’un organisme aussi grand qu’une municipalité, on à besoin de quelqu’un présent ici 40 heures par semaine qui gère à l’intérieur de la boîte. Les comités, ça fonctionne bien (...). Je pense qu’ajouter un DG à ces comités là ça ne ferait qu’enrichir la discussion et ça libère les élus pour faire leur travail d’élu plutôt qu’un travail d’administrateurs », a déclaré M. Lalonde.

Celui-ci ajoute qu’un directeur général assurera également une meilleure transition pour les nouveaux membres du conseil municipal à la suite des élections.

« Dans la mesure ou personne d’entre nous n’est réélu, sans DG [...] je pense qu’on laisse la ville dans une fâcheuse position avec des chefs de service sans patron. Il y a donc l’aspect transition », d’ajouter M. Lalonde.

La municipalité fera d’abord appel à une firme qui sera responsable du processus d’embauche.

Par ailleurs, le conseil municipal entamera les discussions sur le budget de 2018, le 8 novembre prochain, à compter de 18 h. Le conseil se réunira les 15, 22 et 29 novembre si nécessaire.

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CUPR: une corporation traîne de la patte

Certains maires de Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) estiment que la Corporation du sentier récréatif pourrait faire mieux au chapitre du financement. En pleine saison budgétaire, la plupart des maires des CUPR ont déploré le fait que la Corporation du sentier exige de ses membres un paiement de 2078 $ afin de payer des assurances.

Le président des CUPR, Gary Barton, s’explique mal cette demande alors que le budget des Comtés unis prévoit déjà un montant de 140 000 $ pour le Sentier récréatif. 

« Il y a d’autres endroits qui vivent une situation semblable. Je pense entre autres à Lanarke, où ils font des collectes de fonds. Ici, je ne constate aucun effort collectif pour amasser des fonds », a affirmé M. Barton. 

Actuellement, la Corporation du sentier récréatif dispose d’un montant de 1000 $ en banque.

« Je suis surpris, souligne le maire de Russell, Pierre Leroux, qui voit un signal d’alarme dans le fait que la Corporation n’arrive pas à payer un si petit montant. 

L’an dernier, les CUPR avaient amputé le budget du sentier récréatif qui était passé de 240 000 à 100 000 $. Cette année, un montant de 140 000 $ est prévu au budget. Il s’agit d’un montant qui, selon le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins, demeure discutable. 

«Écoutez, nous avons ici un salaire à temps plein pour le sentier récréatif. Est-ce que quelqu’un peut me dire ce qu’une personne fait à temps plein à garder un œil sur un sentier récréatif ? Coupez ce poste-là en deux, on sauve 44 000 $», a déclaré M. Desjardins. 

Pour sa part, le directeur des CUPR, Stéphane Parisien trouve également illogique qu’une Corporation ne soit pas en mesure de défrayer des coûts de base tel que des assurances. 

«Je ne me ferai pas d’ami ici, mais la seule et unique raison pour laquelle nous avons créé cette Corporation c’est pour trouver du financement autre que celui obtenu auprès municipalités. C’était entre autres pour obtenir des fonds de Trillium. Autrement, il faudrait pratiquement dissoudre la corporation et mener les choses ici», a affirmé M. Parisien. 

Seule la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois s’est portée à la défense de la Corporation. 

«Pour ma part, je ne crois pas que 2078 $ est un gros montant et il faut garder en tête que la Corporation est gérée par des bénévoles», a affirmé Mme Charlebois. 

Quoi qu’il en retourne, le montant de 2078 $ pourrait ne pas être accordé à la Corporation puisque le vote des CUPR en ce sens a été défait lors de la réunion mercredi.

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Le système de vote inquiète aux CUPR

D’ici dix ans, la municipalité de Russell et la Cité de Clarence-Rockland pourraient obtenir le pouvoir absolu au niveau des voix à la table du conseil des Comtés unis de Prescott et Russell.

C’est une éventualité qu’a évoquée le maire de Russell, Pierre Leroux, alors que les CUPR passaient en revue certains articles du règlement de procédures, mercredi. 

« C’est une section du règlement qui m’inquiète pour être honnête parce qu’essentiellement, avec la croissance concentrée dans l’ouest, l’ouest pourrait contrôler tout dans quelques années », a fait valoir M. Leroux. 

La valeur du vote de chaque membre du conseil des CUPR est déterminée en fonction du nombre d’électeurs inscrits qu’il représente pour un total de 26 votes à la table. Les municipalités obtiennent une voix pour chaque 3000 électeurs inscrits. La Cité de Clarence-Rockland bénéficie de sept voix et la municipalité de Russell possède cinq voix. Ainsi, une majorité de 14 votes est nécessaire pour adopter une résolution. 

« Pour donner un exemple, à ce stade-ci, n’importe quelle option qui implique M. Desjardins (maire de Clarence-Rockland), M. Leroux ou M. St. Amour (maire de la Nation), seul le vote d’un troisième membre du conseil est nécessaire dans un vote enregistrer pour gagner le vote », a précisé le directeur général.

Le maire de Russell a proposé de modifier le règlement de procédures qui mettrait un plafond au nombre de voix accordé aux maires. 

« Je ne crois pas que ce soit la bonne pratique à long terme. Je pense même que c’est une situation dangereuse ou deux municipalités se retrouveraient dans une position de contrôle », a souligné M. Leroux. 

Pour le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins toutefois, le système de vote pondéré est justifié. 

« Qui paye la facture, les municipalités qui ont la population. Gardons ça en tête. Clarence-Rockland paye 28 % du budget des CUPR. Donc, si on paye la plus grande partie de la facture, on devrait avoir un plus grand mot à dire », a-t-il souligné. 

De son côté, le président des CUPR, Gary Barton estime qu’il faut regarder la région dans son ensemble.

« Je comprends que c’est une question de poids et d’argent, mais il faut aussi garder en tête que trois municipalités sur huit pourraient contrôler tous les CUPR, ce qui n’est peut-être pas une bonne idée », a déclaré M. Barton. 

Alors que les élections municipales s’amènent l’an prochain, le conseil actuel choisira de léguer la question du vote pondéré aux prochains élus. En principe, le nombre de voix devrait d’ailleurs demeurer inchangé du moins pour la prochaine année.