Dans la région, une douzaine de projets de logements abordables n’attendaient que cette entente pour lever de terre et ça pourra se faire rapidement, assure au <em>Droit</em> la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest.
Dans la région, une douzaine de projets de logements abordables n’attendaient que cette entente pour lever de terre et ça pourra se faire rapidement, assure au <em>Droit</em> la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest.

Entente fédérale-provinciale en logement: l’argent s’en vient

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Québec et Ottawa ont divulgué, mardi, les détails de l’entente provinciale-fédérale sur le logement qui se traduira par un investissement total de 3,7 milliards sur une période de dix ans. Dans la région, une douzaine de projets de logements abordables n’attendaient que cette entente pour lever de terre et ça pourra se faire rapidement, assure au Droit la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest.

L’entente se décline en trois volets à l’intérieur desquels le gouvernement fédéral injectera 1,84 milliard $. Le premier, bénéficie d’une enveloppe de 272 millions $ et concerne les «priorités du Québec». 

«C’est un volet qui était essentiel parce que c’est le plus flexible, explique la ministre qui négociait cette entente avec ses homologues fédéraux depuis près de deux ans. Ça nous permettra de faire de la réparation et de la construction de logements, ainsi que de répondre à de nombreuses demandes de projets qui viendront s’insérer dans ce programme.»

Mme Laforest précise toutefois être particulièrement fière de l’entente sur le Fonds national de co-investissement pour le logement. Unique au Canada, dit-elle, cette entente permettra au Québec d’orienter de manière optimale le financement qui transitera par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). 


« Si le fédéral propose un projet X à Gatineau, mais que ça ne répond pas du tout aux besoins exprimés sur le terrain, on aura le droit de dire non et de rediriger les investissements vers les besoins réels. »
Andrée Laforest

«On va pouvoir accepter, mais aussi refuser des projets s’ils n’ont pas de sens, explique la ministre. Par exemple, si le fédéral propose un projet X à Gatineau, mais que ça ne répond pas du tout aux besoins exprimés sur le terrain, on aura le droit de dire non et de rediriger les investissements vers les besoins réels.»

La somme de 1,1 milliard $ que versera le fédéral par le biais de l’Initiative canadienne de logement communautaire permettra au gouvernement du Québec de rénover de très nombreux HLM vieillissants, a ajouté la ministre Laforest. «On avait du retard dans l’entretien parce que le fédéral avait cessé de construire des HLM depuis 1994, explique la ministre. Là, cette somme va nous permettre de préserver notre parc de logements sociaux. C’est un montant énorme.»

Mme Laforest précise que les montants prévus à l’entente pour 2019 (70 millions $) et 2020 (80 millions $) seront disponibles rapidement et qu’ils pourraient faire débloquer les projets de logements en attente dans la région. «C’est vraiment un nouveau souffle qu’on vient donner à l’habitation avec cette entente», dit-elle.