Les propriétaires des résidences privées réclament plus d'encadrement, un nouveau mode de financement et des moyens pour former adéquatement le personnel et le retenir. 

Entente de principe dans 13 résidences privées pour aînés

Plusieurs ententes de principe ont finalement été conclues dans les résidences privées pour personnes âgées où des syndiqués avaient amorcé une grève illimitée, le 21 juin dernier.
Au début de la grève, 32 syndicats avaient débrayé. Vendredi, ils n'étaient plus que 19, a fait savoir la section locale 298 du Syndicat québécois des employés de service, affilié à la FTQ. C'est donc dire qu'il y a eu entente de principe dans 13 résidences privées dans l'ensemble du Québec.
Ces syndiqués font la grève dans le but d'obtenir un salaire de 15 $ l'heure. Les préposés aux bénéficiaires qui travaillent dans ces résidences privées touchent en moyenne 12,50 $ l'heure.
En vertu des ententes de principe qui ont été conclues, la grande majorité des syndiqués atteindront ce salaire de 15 $ l'heure au cours de la durée de la convention collective, dont certains dès l'entrée en vigueur du nouveau contrat de travail, a précisé au cours d'une entrevue Richard Belhumeur, président du syndicat.
Il espère que ces 13 ententes auront un effet d'entraînement sur les autres résidences privées où aucun accord n'a encore été conclu.
« Je pense que oui, effectivement. Le marché va faire en sorte que les gens vont pouvoir aller travailler dans des endroits où l'employeur reconnaît davantage leur travail, en assurant un salaire plus décent. Donc, c'est sûr que ça met de la pression sur les autres employeurs. S'ils veulent attirer et retenir leurs employés, il va falloir effectivement qu'ils versent de meilleurs salaires », a opiné M. Belhumeur.