Encore de l’espoir pour les croisières d’un jour à Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Bien que Transports Canada ait donné son feu vert la reprise des croisières d’un jour à compter du 1er juillet, il y a encore loin de la coupe aux lèvres. La Santé publique doit également entériner le plan de relance présenté par les acteurs du secteur et un soutien gouvernemental substantiel devra aussi accompagner la reprise des activités, le tout dans des délais raisonnables, fait valoir Lucie Charland, directrice générale adjointe chez Croisières AML.

«Plus on avance dans l’été, plus il va falloir oublier ça», avertit Lucie Charland. La directrice générale adjointe de l’entreprise qui offre notamment des croisières sans nuitée à bord du Suroît, à Trois-Rivières, souligne que la saison des croisières se met habituellement en branle en avril. Quand les conditions seront réunies pour une reprise des activités, il faudra compter de trois à quatre semaines avant de recommencer à opérer. «Ce n’est pas parce qu’on repart demain qu’il y aura des gens à bord», fait-elle valoir. Une relance doit ainsi être accompagnée d’une stratégie marketing, de l’embauche de personnel et d’une inspection de la flotte, énumère-t-elle.

Si la Santé publique donne son accord aux aménagements sanitaires proposés par un consortium informel de plus de 45 croisiéristes, l’amortissement des frais d’exploitation fera foi d’une reprise des activités, soutient Mme Charland. La clientèle d’AML étant composée à environ 65% de touristes hors Québec, le manque à gagner sera important, explique-t-elle. C’est sans compter que le secteur corporatif compte pour beaucoup dans la portion restante. Avec de surcroît une saison amputée de plusieurs mois, il serait difficile, voire impossible, de reprendre les activités cette année sans subvention salariale et sans soutien gouvernemental pour amortir les frais fixes, maintient Lucie Charland.

Si les conditions sont réunies, Croisières AML procédera à une analyse plus fine de sa situation afin de déterminer lesquelles de ses différentes activités vaudront la peine d’être relancées, explique encore Mme Charland. Sans trop s’avancer, elle souligne néanmoins que les activités du Suroît de Trois-Rivières attirent une clientèle locale plus importante que d’autres croisières qu’offre AML. Une donnée qui pourrait jouer en sa faveur si les navires de l’entreprise reprennent finalement l’eau du fleuve cet été.