Le non-respect des exigences provinciales en matières de réduction de la quantité de déchets envoyés à l'enfouissement pourrait représenter des «dépenses supplémentaires», car la Ville serait «assujettie à des pénalités», a exposé le président du comité exécutif, Gilles Carpentier.

Encombrants: Gatineau s’expose à des pénalités

L’analyse d’une possible hausse du nombre de collectes de déchets encombrants devra prendre en considération les pénalités auxquelles fera face la Ville de Gatineau si elle ne respecte pas les objectifs fixés par Québec sur la réduction de la quantité de matières envoyées à l’enfouissement.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a tenu à rappeler, mercredi matin lors de la réunion du comité exécutif, que les nouvelles orientations municipales au sujet des matières résiduelles s’inscrivent dans le cadre d’une loi provinciale.

«Si on fait ça, c’est parce qu’il y a une loi qui nous oblige à atteindre des objectifs assez sévères en matière de gestion des matières résiduelles, a souligné le maire. [...] L’ensemble des villes est dans cette situation-là. Si on n’est pas capable de réduire nos montants de déchets enfouis, c’est la loi qu’on ne respecte pas et ce sont des conséquences après ça pour les villes.»

Le président du comité exécutif, Gilles Carpentier, convient qu’il importe que les élus prennent «un petit recul» par rapport aux désagréments vécus cet été dans la gestion des déchets encombrants. Alors que le nombre de collectes d'encombrants est passé de 26 à quatre par année depuis la mi-juillet, un rehaussement de leur fréquence doit faire partie des options analysées, croit-il. Il existe aussi d'autres idées, a-t-il dit, sans toutefois vouloir les préciser.

Le non-respect des exigences provinciales pourrait cependant représenter des «dépenses supplémentaires», car la Ville serait «assujettie à des pénalités», a exposé M. Carpentier. «La stratégie, peu importe ce qu’on fait, c’est qu’on ne dévie pas de notre engagement de respecter nos obligations de réduire le tonnage de matières enfouies, poursuit le conseiller. Si ce qui est mis sur la table nous amène à dévier de ça, alors moi, personnellement, je vais m’y objecter, parce que je pense que ce ne serait pas la chose à faire.»