La chef libérale de l’Ontario, Kathleen Wynne était de passage à Ottawa, jeudi, accompagnée de ses candidats de la région dont Marie-France Lalonde.

Wynne tend la main aux Franco-Ontariens

À une semaine du jour J et alors que ses troupes sont toujours confinées en troisième position dans les sondages, la chef libérale Kathleen Wynne s’est arrêtée à Ottawa avec son autocar de campagne jeudi matin. Une occasion pour elle de marteler que son parti est le mieux placé pour défendre les intérêts des Franco-Ontariens.

La première ministre sortante, qui en a surtout profité pour vanter son bilan en la matière et du coup mettre en garde les électeurs francophones contre la tentation d’opter pour les néo-démocrates ou les progressistes-conservateurs, ne s’est pas avancée avec de nouveaux engagements concrets.

Elle s’engage cependant à ce qu’un gouvernement libéral entame la révision de la Loi sur les services en français dans les 100 premiers jours de son mandat s’il est réélu le 7 juin. 

« Vous pouvez être assurés que tout le monde dans notre équipe continuera à défendre la communauté francophone de l’Ontario, à faire en sorte que vous avez accès aux services dont vous avez besoin, contrairement à Doug Ford qui pense que les francophones ne vivent qu’au Québec, et contrairement à Andrea Horwath qui les a oubliés lorsqu’elle a rédigé sa plateforme et ne leur offre rien de nouveau », a lancé Mme Wynne, ne niant pas que beaucoup de travail reste malgré tout à faire. 

Le point de presse avait lieu au Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO), un organisme à qui les libéraux ont rappelé avoir promis ce printemps la somme de 4,2 millions $ pour un éventuel projet d’agrandissement et de rénovation des locaux. La facture totale est estimée à 14 millions $.  

Les libéraux ont répété qu’ils ont posé plusieurs actions pour les francophones, tels que l’engagement de mettre sur pied l’Université de l’Ontario français, l’instauration d’un ministère à part entière des Affaires francophones, l’adoption d’une loi reconnaissant le caractère bilingue de la Ville d’Ottawa, la construction d’écoles de langue française et la création d’un poste de sous-ministre adjoint pour les services de santé en français. 

« Il y a un beau momentum pour les francophones dans la province. Et je suis fière de vous dire que les conditions qui ont amené à ce momentum ont été largement générées par le Parti libéral de l’Ontario. [...] C’est normal, c’est dans notre ADN politique d’être un allié de la francophonie », a pour sa part renchéri la candidate d’Orléans, Marie-France Lalonde. 

Il s’agissait de la troisième visite de la chef libérale dans la région depuis le déclenchement de la campagne électorale, le 9 mai. 

Kathleen Wynne a indiqué qu’il ne fallait pas voir en sa troisième visite dans la région depuis le déclenchement de la campagne électorale le 9 mai un signe qu’elle sent que certains des châteaux forts libéraux pourraient lui glisser des mains dans une semaine, par exemple Orléans. 

« Je suis ici pour dire pour renforcer le message que notre gouvernement est un grand ami de la francophonie. C’est une élection très difficile, on le sait, mais aussi très importante », se défend-t-elle, dénonçant du coup que son rival Doug Ford ne chiffrera pas sa plateforme électorale. Elle affirme que les engagements de ce dernier se traduiront par un trou budgétaire de 40 milliards $. 

La chef néo-démocrate Andrea Horwath s’est quant à elle arrêtée une seule fois à Ottawa, il y a dix jours, tandis que Doug Ford est attendu pour une seconde fois dans la région ce week-end. Le chef doit participer samedi, à 18 h 30, à un rassemblement de militants dans la circonscription d’Ottawa-Ouest-Nepean.